mardi, septembre 15

  • Donald Trump a affirmé lundi que l’Ukraine et la Russie s’étaient engagées à ne plus frapper les infrastructures énergétiques adverses.
  • Kiev prendra des « mesures de désescalade » si la Russie fait de même, a lancé peu après Volodymyr Zelensky.
  • Le président américain avait taclé dimanche Kiev concernant ses attaques contre des raffineries de pétrole russes.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Vers une désescalade sur le front ukrainien ? Donald Trump semble l’envisager. Selon le président américain, Kiev « a accepté de ne pas attaquer des cibles énergétiques russes » et Moscou « a accepté de faire de même« . Cette déclaration intervient au lendemain d’une mise en garde adressée par la Maison Blanche envers l’Ukraine.

Dimanche, le président américain avait en effet directement interpellé Volodymyr Zelensky, l’appelant à « arrêter » d’attaquer les raffineries de pétrole en Russie, face à l’envolée des prix à la pompe. « Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu’il s’en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu’il provoque une pénurie de diesel« , avait déclaré Donald Trump lors d’un bref échange avec les journalistes au deuxième jour de son séjour en Irlande.

Des « mesures de désescalade »

Si cette déclaration n’a pas encore suscité de réaction de la part des principaux intéressés, Volodymyr Zelensky a en tout cas assuré ce lundi soir que son camp est prêt à prendre des « mesures de désescalade » si la Russie en fait de même. « Si nos partenaires américains parviennent à obtenir de la Russie une réelle volonté de mettre fin à cette guerre qui détruit des vies, et de le faire sincèrement et durablement, l’Ukraine prendra ses propres mesures de désescalade« , a déclaré le chef de l’Etat dans son allocution quotidienne. 

« Les États-Unis ont présenté une proposition ferme concernant un arrêt mutuel des frappes contre les infrastructures critiques, a ajouté Volodymyr Zelensky. Et si cela peut constituer la première étape vers une désescalade (…) alors l’Ukraine est prête à soutenir cette désescalade« . Le Kremlin n’a pas réagi dans l’immédiat à ces affirmations.

La Russie et l’Ukraine sont engagées depuis des mois dans une nette escalade des frappes à longue distance, visant un nombre croissant de sites civils tels que des usines, entrepôts, infrastructures énergétiques, portuaires et navires en mer Noire. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a justifié dimanche l’intensification des attaques russes, accusant Kiev d’être à l’origine de cette escalade. « La Russie ne frappait pas tout ce qui bouge (auparavant). Elle n’a commencé à le faire qu’après que les Ukrainiens ont eux-mêmes ouvert la boîte de Pandore« , a-t-il affirmé.

Share.
Exit mobile version