vendredi, février 6

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Selon la Commission européenne, certaines caractéristiques de la conception de TikTok alimentent une envie pressante de continuer à faire défiler le contenu ; résultat, le cerveau des utilisateurs est aiguillé vers un mode pilote automatique où ils perdent le contrôle d’eux-mêmes.

La préoccupation de la Commission européenne concerne un phénomène d’accoutumance nocif à la santé mentale des mineurs mais aussi d’adultes vulnérables. Parmi les exemples avancés par la Commission, une étude danoise où des enfants de huit ans passent plus de deux heures par jour sur la plateforme ou encore une étude polonaise où TikTok est la plateforme préférée des 16-18 ans après minuit.

Publicité

Publicité

À lire aussiFrance: les députés votent l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La Commission demande à la plateforme de modifier ou supprimer trois caractéristiques techniques : l’envoi de notifications, le lancement automatique des vidéos et surtout le défilement des contenus. Pour elle, il faut introduire des interruptions de défilement autrement plus efficaces que ce qui existe actuellement. TikTok est depuis deux semaines une co-entreprise à capital majoritairement américain, ce qui devrait ajouter au déplaisir de la Maison-Blanche : pour elle, les règles européennes sapent le modèle économique des plateformes et censurent la liberté d’expression.

À lire aussiL’Union européenne inflige une amende de 120 millions d’euros au réseau social X d’Elon Musk

À lire aussiL’Espagne envisage d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Share.
Exit mobile version