jeudi, mars 26

Avec notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise

« La désertification et la dégradation des terres touchent aujourd’hui des régions du monde de plus en plus nombreuses ».

Malgré un triste constat, l’objectif du sommet Désertif’action est de proposer des solutions et d’échanger sur les questions de sécheresse. Nadia Khamari Abdelkaifi est analyste en communication à l’Observatoire du Sahara et du Sahel.

« Le sommet Désertif’action regroupe tout un ensemble d’acteurs, des acteurs qui viennent d’institutions publiques, d’institutions de recherche, de la société civile, d’organisations internationales qui travaillent sur des questions liées à la sécheresse, à la dégradation des terres, l’adaptation au changement climatique, etc. Mais également des acteurs de terrain, des pasteurs, des agriculteurs, des chercheurs qui vont ramener leurs solutions vers des espaces où ils n’ont peut-être pas traditionnellement la parole ».

Awatef Larbi Messai est directrice de la qualité de la vie au ministère tunisien de l’Environnement et explique la récurrence du problème dans son pays. « La Tunisie a toujours fait face à des problèmes de raréfaction de la ressource en eau. C’est un pays qui est aride ou semi-aride sur les trois quarts de son territoire pour qui le pastoralisme, c’est-à-dire 80% des parcours, se trouve dans le sud du pays. Et là où on a moins de pluviométrie, on a plus de vulnérabilité »

Le sommet doit proposer des pistes d’action durables pour la COP17 cet été, un enjeu d’autant plus important que 75 % de la population mondiale sera touchée d’ici 2050 par la sécheresse et ses impacts.

À écouter aussiQuand le Sahara était vert…

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