dimanche, mars 22

Au syndicat national des journalistes, le focus de l’association Intersection porte sur les oubliés des violations des droits humains en Tunisie, souvent peu médiatisés selon Idriss Sebaï, chercheur au sein de l’association. « Le rapport montre qu’il y a une réelle marginalisation des régions intérieures et aussi que beaucoup de victimes de violations ne vont pas au bout de leur signalement. Parfois elles abandonnent la procédure à la fois à cause d’un manque de conscience de la gravité de la violation ou la peur de faire face aux autorités et de s’en remettre au système judiciaire ».

Afin de ne plus seulement répertorier des cas, l’association lance une carte interactive pour archiver toutes les affaires, une initiative pour lutter contre l’impunité selon Sofia Sfaxi, chercheuse à Intersection. « Malheureusement, la Tunisie expérimente un environnement politique de plus en plus répressif pour les droits humains où les agresseurs restent impunis. Nous voulons continuer de défendre les droits élémentaires des citoyens et leur dignité. Même si ça se détériore de jour en jour comme le montre le rapport ».

Symbole du contexte difficile, aucune victime de violations n’a pris le risque de venir témoigner lors de la conférence de presse.

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