jeudi, janvier 29

  • Donald Trump a pressé mercredi l’Iran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant que « le temps était compté » avant une attaque contre Téhéran.
  • Les États-Unis ont renforcé leur armada dans la région, avec désormais 10 navires de guerre.
  • Plusieurs bases sont également présentes dans les pays du golfe Persique.

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Manifestations en Iran : une répression sans précédent

Les États-Unis renforcent (encore) leur présence militaire à proximité de l’Iran. Alors que Donald Trump a réitéré ses menaces sur le régime, assurant que « le temps était compté » avant une attaque américaine contre Téhéran, plusieurs navires sont arrivés au Moyen-Orient, où plusieurs bases sont déjà opérationnelles.

Un responsable américain a estimé mercredi à 10 le nombre total de bâtiments de guerre dans la région. Parmi eux : le porte-avions Abraham Lincoln, qui se trouvait en mer de Chine. À son bord, on retrouve une escadre aérienne avec des chasseurs ou des avions de surveillance, mais aussi des hélicoptères. Le Lincoln dispose aussi de sa propre escorte, composée de trois destroyers, l’USS Spruance, l’USS Michael Murphy et l’USS Frank E. Petersen Jr. Objectif : offrir une capacité de frappes, notamment avec des missiles Tomahawk. Le Lincoln a laissé un souvenir douloureux au Moyen-Orient : il avait été déployé par George Bush et utilisé pour bombarder Bagdad après l’invasion irakienne du Koweït, en août 1990, dans l’opération « Bouclier du désert », aussi connue sous le nom de Première Guerre du Golfe. 

Une autre belle armada flotte magnifiquement vers l’Iran en ce moment

Donald Trump

Six autres navires de guerre américains sont également déployés dans la région, trois destroyers et trois navires de combat littoral. Cette armada va-t-elle être bientôt renforcée ? C’est en tout cas ce que Donald Trump a annoncé mardi lors d’un rassemblement dans l’Iowa : « Il y a une autre belle armada qui flotte magnifiquement vers l’Iran en ce moment. […] J’espère qu’ils parviendront à un accord. Ils auraient dû en conclure un la première fois qu’ils en avaient l’occasion ».

La Maison Blanche ne dispose pas seulement d’une flotte militaire en mer d’Arabie. Les États-Unis ont également une forte présence militaire grâce à plusieurs bases, supervisées par le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Le petit royaume de Bahreïn abrite par exemple une base navale accueillant la Cinquième flotte de l’US Navy et le quartier général du Commandement central des forces navales. Plusieurs navires ont leur port d’attache sur place, dont quatre navires anti-mines et deux navires de soutien logistique. Les garde-côtes américains ont également des navires dans le pays, dont six vedettes d’intervention rapide.

Le Koweït compte aussi plusieurs bases américaines, dont Camp Arifjan, où se trouve un centre de commandement du Centcom. L’armée américaine dispose également de stocks d’équipements dans ce pays. Idem au Qatar, avec la base aérienne d’Al-Udeid, la plus grande base américaine au Moyen-Orient. Elle accueille un centre de commandement Centcom, ses forces aériennes et ses forces d’opérations spéciales dans la région. Elle abrite également des avions de combat, ainsi que la 379ᵉ force expéditionnaire aérienne.

Les États-Unis ont aussi des troupes postées dans plusieurs régions en Irak, notamment dans les bases aériennes d’Al-Asad et d’Erbil. Quelque 2.500 soldats sont présents dans le cadre de la coalition internationale contre les djihadistes de l’État islamique. 

Thomas GUIEN

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