“Les États-Unis ont frappé l’Iran là où ça fait le plus mal”, observe El País. Donald Trump a annoncé vendredi “le bombardement de cibles militaires sur l’île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, par lequel transitent 90 % de ses exportations de pétrole brut”.
Cette action est “une riposte aux mesures prises par Téhéran pour bloquer le détroit stratégique d’Ormuz” et marque une nouvelle “escalade” dans la guerre contre l’Iran, alors que les forces américaines avaient jusqu’à présent “évité de frapper ce point névralgique de l’économie iranienne et du secteur énergétique mondial”, relève le quotidien.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a claironné que l’armée américaine avait mené “l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient” et avait “entièrement détruit toutes les cibles militaires” sur l’île de Kharg, la qualifiant de “joyau de la couronne iranienne”.
“J’ai choisi de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l’île”, a-t-il ajouté. “Cependant si l’Iran, ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision”.
“Asphyxier” l’économie iranienne
Pas plus tard que jeudi, le locataire de la Maison-Blanche assurait que Kharg n’était pas “en haut de la liste” des cibles américaines en Iran – tout en concédant qu’il pouvait “changer d’avis d’une seconde à l’autre”.
“De nombreuses spéculations ont circulé quant à la question de savoir si les forces américaines tenteraient, à un moment donné, de s’emparer de l’île de Kharg”, confirme la BBC. Une telle opération “permettrait d’asphyxier les exportations pétrolières de l’Iran, et pourrait également offrir [aux États-Unis] une plateforme stratégique pour lancer des attaques contre le continent”, note le diffuseur britannique.
L’Iran n’a pas tardé à réagir aux bombardements de son terminal pétrolier et aux menaces de Donald Trump, par la voix du porte-parole du quartier général central de Khatam Al-Anbiya à Téhéran, affilié aux Gardiens de la Révolution.
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