samedi, février 28

Les États-Unis et Israël attaquent l’Iran, Trump appelle au changement de régime”, titre The Washington Post en tête de son site ce 28 février au matin. Le président des États-Unis a en effet rapidement pris la parole samedi, dans une vidéo de huit minutes postée sur son réseau Truth Social, pour annoncer “une opération massive en cours” visant selon lui à “défendre les Américains en éliminant des menaces imminentes du régime iranien”.

“Debout derrière un pupitre, une casquette blanche ‘USA’ sur la tête, Trump a argué que le régime représentait depuis quarante-sept ans une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, depuis la révolution qui a conduit à l’installation d’une théocratie en Iran”, relate The New York Times.

Il a promis d’“annihiler” la production de missiles en Iran et sa marine militaire. “Nous allons nous assurer que les affidés terroristes de l’Iran ne puissent plus déstabiliser la région et attaquer nos troupes”, a-t-il ajouté. “Et nous nous assurerons que l’Iran n’obtienne pas d’arme nucléaire.”

Vers la fin de son intervention, il a lancé un message au peuple iranien : “L’heure de la liberté est à portée de main .” Trump a appelé les Iraniens à se mettre à l’abri pendant l’opération – “des bombes vont tomber partout” – avant de “prendre le pouvoir”. Un appel qui résonnait presque comme un défi :

“Ce sera sans doute votre seule chance pendant des générations. […] Voyons comment vous répondrez.”

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a tenu des propos similaires, affirmant que les bombardements allaient permettre aux Iraniens “de prendre leur destin en main”.

“Immunité totale”

Donald Trump s’est aussi adressé aux membres des Gardiens de la révolution, de l’armée et de la police iraniennes, auxquels il a promis “une immunité totale” s’ils “dépos[ent] les armes” et dans le cas contraire, “une mort certaine”.

“Si le président Trump a égrené une litanie d’attaques iraniennes contre les intérêts américains remontant jusqu’à la crise des otages sous la présidence de Jimmy Carter, il ne s’est guère donné la peine d’expliquer quelle menace imminente avait déclenché les nouvelles attaques des États-Unis et d’Israël”, commente le journaliste du New York Times David Sanger, dans le live du quotidien.

[…] Lire la suite sur Courrier international

Share.
Exit mobile version