Donald Trump a déclaré vendredi soir que les États-Unis envisageaient de “réduire” leurs efforts militaires en Iran “alors même que des milliers de Marines faisaient route vers la région”, laissant planer le doute “quant à l’intention de la Maison-Blanche de se retirer du conflit ou, au contraire, d’intensifier cette guerre qui dure depuis trois semaines”, observe The Washington Post.
“Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Pour le quotidien de la capitale américaine, cette annonce “vise à accentuer la pression sur les alliés afin qu’ils assument un rôle plus important dans la sécurisation des transports pétroliers de la région, une préoccupation d’autant plus pressante que les prix de l’énergie flambent”.
“Le président Trump s’est plaint, en des termes de plus en plus virulents, du fait que les alliés des États-Unis traînaient les pieds pour s’engager dans une guerre qu’il a déclenchée sans les consulter”, allant vendredi jusqu’à les traiter de “lâches”, ajoute le titre.
Pas de “cessez-le-feu”
The New York Times voit surtout dans ce message “un virage vers des objectifs américains plus modestes dans ce conflit”, notant qu’il ne faisait “plus mention du soutien à un changement de régime par le biais d’un soulèvement populaire, un objectif que le président avait fixé au début des attaques américano-israéliennes”.
“Au lieu de cela, le président Trump s’est concentré sur l’affaiblissement des capacités militaires et de défense de l’Iran, tout en s’engageant à défendre les alliés des États-Unis au Moyen-Orient”, et laissant “la question de la réouverture du détroit d’Ormuz à la charge des pays qui l’empruntent, affirmant que les États-Unis ne l’utilisent pas”, note le quotidien.
Plus tôt dans la journée, à son départ de Washington pour sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, Donald Trump avait déclaré à la presse qu’il était disposé à “dialoguer” avec les dirigeants iraniens mais qu’il ne voulait pas “conclure de cessez-le-feu”, rapporte The Wall Street Journal. “On ne conclut pas de cessez-le-feu lorsque l’on est littéralement en train d’anéantir l’adversaire”, a-t-il claironné.
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