samedi, juillet 11

Après plusieurs jours d’escalade, la situation semblait relativement calme vendredi en Iran et dans le détroit d’Ormuz, alors que de nouvelles négociations entre Téhéran et Washington et doivent se tenir samedi à Oman.

« La République islamique d’Iran nous a demandé de continuer « les discussions ». Nous avons accepté de le faire, mais les États-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINÉ ! « , a écrit vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Le cessez-le-feu, renouvelé le 17 juin lors de la signature du protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, a été mis à mal cette semaine, avec la reprise des hostilités entre les deux belligérants. Le président américain avait annoncé une première fois mercredi la fin de la trêve – assortie de violentes insultes à l’égard des dirigeants iraniens – sans pour autant complètement fermer la porte aux négociations.

Selon Middle East Eye, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, s’est empressé de préciser vendredi que Téhéran « n’avait pas réclamé de négociations aux États-Unis » mais avait accepté « une visite du médiateur qatari en Iran ».

Les deux parties ont en outre précisé qu’elles enverraient des délégations à Oman samedi pour reprendre les négociations.

Faction « dissidente »

« Selon les analystes, la région se trouve désormais dans une situation intermédiaire entre guerre et paix, les deux parties ne parvenant pas à s’entendre sur l’interprétation d’un protocole d’accord aux termes imprécis », observe The Washington Post. Et sans suprise, « le principal point de discorde » concerne une fois encore le contrôle du détroit d’Ormuz.

De fait, la reprise des hostilités est intervenue après des frappes iraniennes contre trois navires qui traversaient le détroit, déclenchant une réponse musclée de Washington, puis des représailles de Téhéran contre des bases militaires au Koweït et à Bahreïn.

Selon The New York Times, les forces américaines ont frappé « plus de 170 cibles militaires iraniennes mardi et mercredi », soit « l’une des vagues de frappes les plus intenses depuis le début de la guerre, il y a plus de quatre mois ».

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