- Un enfant sumo est constamment en colère et teste son entourage.
- Pour gérer son stress, il tente de prendre le contrôle : des autres, des animaux, des objets.
- Parmi les deux autres modes d’attachement velcro et solo, le sumo est celui pour lequel on consulte le plus vite un professionnel.
Pour un enfant, il est primordial de créer du lien avec ses parents. Au fil du temps, il va chercher à obtenir de la stabilité et de la sécurité auprès de ceux qui l’élèvent. Néanmoins, il est possible que plusieurs facteurs comme une rupture, un séjour à l’hôpital, ou encore un déménagement viennent perturber la construction émotionnelle chez l’enfant. Résultat, il peut développer un trouble de l’attachement plus ou moins important, catégorisé en trois modes : velcro, solo ou sumo. Cette difficulté sera considérée comme pathologique au moment où des solutions lui seront présentées, mais qu’aucune amélioration ne sera remarquée. En ce qui concerne l’enfant sumo, comment se comporte-t-il ?
Comment reconnaître un enfant sumo ?
Un enfant sumo est considéré comme un anxieux polyvalent. En d’autres termes, il est autant demandeur d’une relation qu’il la rejette. Ce trouble de l’attachement survient après une grosse déception dans la vie de l’enfant, qui, par peur de se heurter à de nouvelles ruptures, va se montrer colérique, excessif, et constamment dans le test. Comme l’explique Accueil et solidarité, un service de placement familial, dans son mémo, “cet enfant tente de contrôler les personnes, les objets, les animaux”
. Ce qu’il souhaite, c’est rendre son monde le plus sécurisé possible, raison pour laquelle il préfère prendre les devants et le dessus sur les autres, une manière de ne laisser aucune chance aux imprévus. L’enfant sumo est méfiant, très difficile à comprendre et à maîtriser. Son attitude est souvent la résultante d’un mauvais comportement à son égard : il rêve de recevoir de l’amour, mais craint trop d’être une nouvelle fois déçu.
Comment aider un enfant sumo à apaiser son anxiété ?
Parents biologiques ou adoptifs, il est très difficile de composer avec un enfant sumo. Il faut régulièrement faire preuve de patience et de bienveillance, tout en sachant se montrer ferme lorsque le petit être face à vous dépasse clairement les limites. Les meilleurs conseils sont de rester à l’écoute de ses désirs et de tenter de lire entre les lignes lorsqu’il fait une crise parfois démesurée. Un enfant sumo a besoin d’être rassuré, mais aussi apaisé. Rappelez-lui qu’il peut avoir confiance en vous, qu’il est libre de se confier à propos des sujets de son choix, des moins importants aux grands enjeux de sa vie, mais aussi que vous l’aimerez toujours. N’hésitez pas à pratiquer des exercices de relaxation à ses côtés, que ce soit du dessin ou de la méditation. S’il n’exprime pas forcément sa reconnaissance, pour lui, il s’agira de moments rassurants qu’il partage avec vous. En cas de difficultés, il est préconisé de se faire aider par un spécialiste.




