- Le préfet des Alpes-Maritimes a pris un arrêté imposant, dès jeudi 2 avril, le port du casque et d’un gilet réfléchissant à tous les utilisateurs de trottinettes et autres engins motorisés personnels, comme les gyropodes, monoroues et hoverboards.
- En cause : une hausse de 51% des interventions des pompiers liées à ces engins entre 2023 et 2025, et même neuf décès depuis 2020.
- Après une période de pédagogie, les contrevenants risqueront une amende de 35 euros.
Les chiffres ont fini par convaincre les autorités. Dès jeudi 2 avril, le port d’un casque homologué et d’un gilet sera obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes (nouvelle fenêtre) et autres engins de déplacement motorisés dans les Alpes-Maritimes.
C’est ce qu’a annoncé ce mardi 31 mars le préfet du département, Laurent Hottiaux, dans un communiqué qui précise que « tout usager d’un engin de déplacement personnel motorisé doit être coiffé d’un casque de protection homologué, correctement attaché, et porter un gilet rétro-réfléchissant pendant toute la durée de la circulation, de jour comme de nuit »
. L’arrêté vise large : les trottinettes électriques certes, très largement répandues, mais aussi les gyropodes, les monoroues (nouvelle fenêtre) ou encore les hoverboards.
Dans un premier temps, des contrôles pédagogiques
Il faut dire que les chiffres ont de quoi alarmer (nouvelle fenêtre). « En 2025, les sapeurs-pompiers ont procédé à 710 interventions de secours impliquant un EDPM contre 468 en 2023, soit une hausse de 51% »
, relève le représentant de l’État, qui rappelle que neuf décès ont été enregistrés depuis 2020.
Surtout que le département est particulièrement exposé : avec de nombreuses pistes cyclables bien développées et des bouchons, nombreux sont les habitants à délaisser la voiture (nouvelle fenêtre) pour ces engins, moins chers et pratiques à l’usage. Dans un premier temps, les contrôles seront pédagogiques, « pour permettre à chacun de s’équiper »
. Mais passé ce délai, l’amende, forfaitaire, sera de 35 euros.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle mesure est mise en place dans le secteur : l’ancien maire de Nice Christian Estrosi avait déjà imposé le casque à l’échelle de la commune en octobre dernier. Résultat : le nombre d’utilisateurs à en porter a fortement augmenté. Mais son arrêté avait expiré le 1er mars.




