Trois membres d’équipage d’un navire marchand thaïlandais attaqué ce mercredi 11 mars par l’Iran dans le détroit d’Ormuz sont toujours « portés disparus » ce jeudi et « seraient piégés dans la salle des machines », a indiqué l’armateur, Precious Shipping.
« Nous n’avons toujours pas réussi à faire monter quelqu’un à bord, même si l’incendie a été éteint. Nous explorons différentes options pour y parvenir », a dit à l’AFP son directeur général Khalid Hashim.
Le vraquier Mayuree Naree a été « frappé par deux projectiles d’origine inconnue » qui « ont endommagé la salle des machines du navire et provoqué un incendie », avait fait savoir l’entreprise dans un communiqué mercredi soir.
Des photos transmises par la marine thaïlandaise montraient une épaisse fumée noire s’élevant de l’arrière du bateau, autour duquel flottaient des canots de sauvetage.
« La société travaille avec les autorités compétentes pour secourir les trois membres d’équipage portés disparus », a souligné l’armateur.
Les vingt autres marins à bord, tous de nationalité thaïlandaise, « ont été évacués en toute sécurité et se trouvent désormais à terre, à Oman », a-t-il ajouté.
Les navires thaïlandais évacués du détroit d’Ormuz
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé ce mercredi avoir frappé le Mayuree Naree, ainsi qu’un navire battant pavillon libérien, après qu’ils ont « ignoré les avertissements ».
Le commandant des forces navales iraniennes, Alireza Tangsiri a écrit sur X que « tout navire voulant passer » par le détroit d’Ormuz « devait obtenir l’autorisation de l’Iran ».
« Nous dénonçons les violences commises à l’encontre des navires commerciaux », a déclaré lors d’un point-presse le porte-parole adjoint du ministère thaïlandais des Affaires étrangères, Panidol Patchimsawat.
« Nous faisons tout notre possible pour retrouver les trois personnes disparues », a-t-il poursuivi, précisant que tous les navires thaïlandais avaient désormais quitté le détroit stratégique.
Precious Shipping a affirmé avoir « mis en oeuvre des mesures de sécurité renforcées » et avoir « régulièrement » fourni aux autorités maritimes concernées des informations sur sa position, « conformément aux recommandations ».
Article original publié sur BFMTV.com




