
Liberté de circulation versus droit de grève, l’affaire est ancienne. La défense des droits des salariés peut-elle se faire au détriment d’usage s qui dépendent des transports publics ? Cette antienne du débat public doit être débattue, jeudi 22 janvier, à l’Assemblée nationale, lors de l’examen d’une proposition de loi visant à « concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève ».
Un texte qui a d’ores et déjà un destin singulier puisqu’une première version avait été votée au Sénat, en février 2024, et que le rapporteur était Philippe Tabarot, désormais ministre des transports. Une dissolution et une interminable crise politique plus tard, l’Assemblée nationale a remis l’ouvrage sur le métier le 14 janvier en approuvant la proposition de loi en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, avec les voix de la droite, de l’extrême droite et de certains soutiens du gouvernement. Le texte issu de ces travaux devrait être soumis aux débats, puis au vote des députés, jeudi, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Les Républicains (LR).
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