mercredi, mars 25

  • Rachida Dati a été largement battue dimanche dernier par Emmanuel Grégoire dans la course à la mairie de Paris.
  • Ce mercredi dans Le Figaro, la candidate de la droite revient sur la « trahison » et la « rupture d’engagement » de Pierre-Yves Bournazel, qui avait fusionné sa liste avec elle au second tour, mais en refusant d’y inscrire son nom.
  • « Ce n’est pas ma manière de faire de la politique », estime celle qui en veut également au patron de Renaissance Gabriel Attal.

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Élections Municipales 2026

Le score est implacable. Rachida Dati a recueilli dimanche dernier 41,52% des suffrages au second tour des élections municipales à Paris, loin derrière les 50,52% du candidat socialiste Emmanuel Grégoire. Dans une interview au Figaro (nouvelle fenêtre) publiée mardi 24 mars, la candidate LR dit vivre cette défaite comme « un moment difficile », et pointe aussi du doigt la responsabilité de deux personnes dans cet échec : Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons soutenu par Renaissance, avec qui elle avait fusionné sa liste au second tour mais qui avait choisi de jeter l’éponge, et le chef du parti présidentiel Gabriel Attal.

Se désister ensuite, sans prévenir personne, c’est une basse manœuvre, une trahison, une rupture d’engagement

Rachida Dati

« M. Bournazel a déclaré le soir même se retirer de la liste commune sur laquelle nous avions travaillé toute la journée (…). Se désister ensuite, sans prévenir personne, c’est une basse manœuvre, une trahison, une rupture d’engagement », a déclaré l’ex-ministre de la Culture, estimant que la division de la droite et du centre avait été « mortifère ». Pierre-Yves Bournazel avait annoncé au lendemain du premier tour la fusion de sa liste, qui avait récolté 11,34% des voix, avec celle de Rachida Dati (25,46%). Mais il avait ensuite créé la surprise en précisant qu’il se retirait et ne figurerait pas en 2e position sur la liste fusionnée, comme proposé par la maire du 7e arrondissement, expliquant avoir « réalisé (son) devoir »

« Ce n’est pas ma manière de faire de la politique. Placer des gens sur une liste et, en contrepartie, ne pas tenir ses engagements, c’est avoir un sens très limité de l’honneur et de ses responsabilités », a-t-elle ajouté, estimant que ce geste avait « coûté aux candidats qui étaient sur (sa) liste »

Gabriel Attal « n’a jamais souhaité construire une victoire pour Paris »

Aussi, « la sociologie parisienne est ce qu’elle est : une ville majoritairement de gauche et nettement coupée entre l’est et l’ouest », a-t-elle déclaré, minimisant la victoire de son adversaire rapportée à l’abstention (38,40%). 

Rachida Dati a également pointé la responsabilité de Gabriel Attal, le patron de Renaissance à un moment pressenti comme possible candidat à Paris, qui avait choisi de soutenir Pierre-Yves Bournazel au premier tour, jugé moins clivant. « Il a acté la division, et en cela, il a accéléré le risque de l’échec. Il n’a jamais souhaité construire une victoire pour Paris », a-t-elle jugé, fustigeant au passage une campagne qui n’a été « ni propre ni digne ».

Elle a par ailleurs démenti sa future nomination à la présidence du château de Versailles, comme le lui prête le Canard enchaîné.

J.F. avec AFP

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