- La marine française a saisi, dans la nuit du 17 au 18 octobre, 2,4 tonnes de cocaïne au large de l’archipel portugais de Madère.
- Une opération impressionnante alors que les autorités ont dû faire usage de la force.
- L’équipage a été interpellé.
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Le 20H
Pleine nuit au large de Madère. Sur les images infrarouges filmées par la Marine nationale depuis son hélicoptère, et visibles dans le reportage en tête de cet article, des militaires poursuivent une petite embarcation lancée à 80 km/h au large de l’archipel portugais, dans une zone bien connue de passage des trafiquants de drogue. À l’intérieur du bateau, des tonnes de cocaïne. Malgré les messages d’alerte, l’embarcation ne ralentit pas. Les militaires décident alors d’ouvrir le feu. Une opération suivie en temps réel depuis un centre opérationnel à Brest.
« L’hélicoptère a repéré l’embarcation rapide. Il se met en position au-dessus d’elle après avoir fait les signaux réglementaires. L’embarcation ne s’arrête pas. Il y a donc un tir sur les moteurs, qui est un mode d’action assez classique »
, commente le vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, préfet maritime de l’Atlantique, devant les images. Une opération, menée dans la nuit du 17 au 18 octobre, et qui n’a fait aucun blessé. Le bateau a été conservé à flot et les membres de l’équipage ont été interpellés. Leur nationalité n’a pas été communiquée à ce stade.
2,4 tonnes saisies
Au total, ce sont 2,4 tonnes de cocaïne qui ont été saisies pour une valeur marchande de 128 millions d’euros, a indiqué mardi la préfecture maritime de l’Atlantique. C’est l’Office antistupéfiants (Ofast) qui a sollicité l’intervention des marins français « afin d’intercepter une embarcation rapide de type go fast chargée de ballots suspects »
, selon un communiqué de la préfecture. L’opération a été menée en coordination avec les polices américaine et britannique et « en coopération avec les autorités civiles et militaires portugaises et espagnoles »,
a-t-elle encore signalé.
« Ce bateau-là a traversé une zone qui est connue et donc grâce à un travail international en lien avec le service de renseignement, nous avons identifié cette piste qui était suspecte et nous avons procédé à son contrôle et à son interpellation »,
détaille Jean-François Quérat. Ce n’est pas la première fois que la Marine nationale intervient loin des côtes françaises. En septembre, dans le golfe de Guinée, 10 tonnes de cocaïne avaient déjà été saisies sur un navire de pêche. Depuis le début de l’année sur les océans, 60 tonnes de drogues ont été interceptées par la Marine française.











