mardi, février 10
Dans une station-service BP, à Londres, le 30 janvier 2026.

Depuis un an, le pétrolier BP est coutumier des annonces radicales. La présentation de ses résultats annuels, mardi 10 février, n’a pas dérogé à cette règle. Engagée dans une vaste réorganisation stratégique, la compagnie britannique a indiqué suspendre son programme de rachats d’actions. Une première depuis le début de la pandémie mondiale de Covid-19, en 2020, quand l’effondrement des prix de l’or noir avait conduit la major à enregistrer une perte record. Les investisseurs ont aussitôt sanctionné le titre, qui perdait plus de 6 % dans l’après-midi.

Son bénéfice « sous-jacent » – hors éléments exceptionnels –, très scruté par les marchés, est tombé à 7,5 milliards de dollars en 2025 (6,4 milliards d’euros), contre près de 9 milliards en 2024. Un résultat plombé par la baisse des prix du pétrole, qui ont perdu près de 20 % en 2025. Ce contexte pèse aussi sur les autres majors. Mais si certaines, comme TotalEnergies ou Equinor, ont déjà réduit leurs rachats d’actions, aucune ne les a suspendus. BP tente ainsi de renforcer son bilan, alors que ses performances ont décroché ces dernières années par rapport à celles de ses concurrents.

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