- Le ministre de la Justice a annoncé que le système FR-Alert va être intégré au dispositif « alerte enlèvement ».
- Il permettra aux Français de recevoir sur leurs portables une notification liée à l’enlèvement d’un mineur.
- Avec cette évolution, le message pourra « toucher les Français en quelques minutes ».
Le dispositif « alerte enlèvement »
évolue. Le système d’alerte des populations face aux dangers naturels, industriels, sanitaires ou terroristes FR-Alert sera bientôt intégré dans le mécanisme déclenché pour aider à la recherche d’enfants enlevés, a annoncé jeudi 12 mars le ministre de la Justice Gérald Darmanin.
L’« alerte enlèvement »
est devenue « un réflexe collectif, celui d’une République qui se met en mouvement tout entière pour protéger les plus vulnérables »
, a estimé le garde des Sceaux lors d’un discours place Vendôme à l’occasion du vingtième anniversaire du dispositif. Mais, dans un « paysage en évolution »
, il doit « se transformer »
pour « toucher les Français en quelques minutes »
, a souligné Gérald Darmanin.
Adoptée en France en février 2006, l’« alerte enlèvement »
est inspirée du plan américain « Amber Alert »
créé après l’enlèvement et l’assassinat de la petite Amber Hagerman au Texas en 1996. En vingt ans, 38 enfants ont été retrouvés vivants après le déclenchement d’une « alerte enlèvement ».
« Un dispositif moderne, sans doute unique au monde »
L’intégration de FR-Alert dans le dispositif « alerte enlèvement »
permettra aux Français de recevoir sur leurs portables une notification liée à l’enlèvement d’un mineur avec des premières informations essentielles, comme son prénom, son sexe, l’heure et le lieu de l’enlèvement, ou encore sa description physique. « Le résultat sera à la hauteur des enjeux, un dispositif moderne, sans doute unique au monde, plus adapté aux usages contemporains »
, a promis Gérald Darmanin sans donner de date de mise en œuvre.
En outre, une convention a été signée entre le ministère de la Justice et Cocktail Vision, concepteur de panneaux numériques d’affichage, pour améliorer la visibilité des alertes dans l’espace public. Le déclenchement de l’alerte enlèvement appartient au procureur de la République et répond à des critères stricts. Actuellement, lorsqu’une alerte est lancée, elle est envoyée à plus d’une soixantaine d’annonceurs et partenaires (médias, sociétés d’autoroute, SNCF…), qui diffusent le message toutes les 15 minutes pendant au moins trois heures renouvelables.




