Des confettis de préfabriqués pulvérisés dans les airs, trois grues de 20 tonnes à 40 tonnes chacune qui tombent comme des châteaux de cartes, des voitures soulevées et déplacées de plusieurs mètres par la force du vent et, surtout, un mort. La tornade qui a parcouru le secteur de la commune d’Ermont (Val-d’Oise), lundi 20 octobre en fin d’après-midi, est sans doute l’une des plus puissantes recensées ces dernières années.
Sa classification sur l’un des six niveaux de l’échelle de Fujita, qui range les phénomènes selon leur force, n’avait néanmoins pas encore été estimée par Météo-France, plus de vingt-quatre heures après son passage. C’est l’un des paradoxes de ces épisodes violents et destructeurs : en dépit de leur férocité parfois spectaculaire, ils demeurent relativement furtifs pour les météorologues et les climatologues, leur fréquence et leurs caractéristiques, tout comme leur destin dans un monde plus chaud, étant difficiles à cerner.
Pour les tornades les plus violentes, classées au dernier niveau de l’échelle de Fujita, les vents peuvent atteindre 400 kilomètres par heure (km/h). « En l’espèce, la vitesse des vents a très certainement excédé les 100 km/h et sans doute plus, mais on ne le saura qu’une fois l’analyse des dégâts effectuée, c’est-à-dire dans quelques jours, dit Alexandre Flouttard, ingénieur prévisionniste à Météo-France. Les tornades sont des phénomènes de petite taille, généralement de quelques centaines de mètres de largeur et elles passent ainsi entre les mailles de la surveillance : elles ne rencontrent que rarement une station de mesure capable de donner avec précision la vitesse des vents, et quand c’est le cas, il faut que celle-ci n’ait pas été détruite pour avoir l’information ! »
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