lundi, janvier 26
Antoine Magnant, directeur de Tracfin, Amélie de Montchalin, ministre chargée des comptes publics, et François Bayrou, alors premier ministre, au siège de Tracfin, le service de lutte contre le blanchiment d’argent rattaché au ministère de l’économie et des finances, à Montreuil, le 31 juillet 2025.

L’opération de police menée le 10 décembre 2025, par la brigade financière d’Evry (Essonne), pourrait déclencher des tensions diplomatiques. Selon nos informations, une vingtaine d’enquêteurs ont perquisitionné simultanément, à l’aube ce jour-là, les domiciles de l’ex-fonctionnaire de police franco-tunisienne Sihem Souid, et de sa fille. Cette communicante du gouvernement qatari en France et en Belgique à travers sa société ELN Group depuis 2015, proche de la famille royale Al-Thani, fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet d’Evry pour des soupçons d’« abus de biens sociaux » et de « recel ».

Outre Mme Souid, sa fille et son époux ont également été interpellés puis entendus en garde à vue. Les biens immobiliers, matériels (bijoux, sacs, objets de valeur, cadeaux d’enfance faits à sa fille), comptes et coffre bancaires de la communicante ont été saisis par la justice.

L’enquête, qui ne cible pas l’origine des fonds, se polarise à ce stade sur des flux financiers, « susceptibles de délit d’abus de biens sociaux », au préjudice de ELN Group, entre janvier 2019 et juin 2025, dont des frais de voyages et des virements faits à une société dirigée par l’époux et prestataire facturé de Mme Souid. Depuis le raid spectaculaire du 10 décembre 2025, cette dernière « travaille actuellement sans pouvoir être payée en raison de [sa] situation bancaire ».

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