mardi, février 3

Avec notre correspondante à Ndjamena, Nadia Ben Mahfoudh

Le procureur avait requis 24 mois de prison ferme. Djimoudouel Faustin a finalement été condamné à un an d’emprisonnement, pour deux des quatre chefs d’inculpation : rébellion et trouble à l’ordre public. Son avocat, Me Amos, a dénoncé « une parodie de justice, car son seul pêché, c’est d’être le président d’un syndicat ». « Or, la liberté syndicale est l’une des libertés fondamentales de ce pays qui ne devrait pas être sujet à caution ni à autorisation », a-t-il ajouté.

Incarcéré depuis le 6 janvier à la maison d’arrêt de Klessoum, Djimoudouel Faustin, à travers le SIET, est l’un des principaux meneurs de la grève des enseignants au Tchad. Ces derniers réclament, depuis plusieurs mois, l’amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération.

Les avocats de Djimoudouel Faustin alertent sur l’état de santé de leur client, affaibli, disent-ils, par son séjour à la maison d’arrêt de Klessoum. Dès mardi 3 février, ils feront appel de la décision qu’ils qualifient de « délit d’opinion » et espèrent passer devant la Cour d’appel, dans le mois, pour obtenir sa libération.

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