mercredi, juin 10

  • En France, des dizaines de milliers de points de dépôt sont répartis sur le territoire.
  • Pour les commerçants, cela vaut-il vraiment le coup de servir de point relais ?
  • « C’est un petit complément, mais on mise surtout sur la pub », explique le gérant d’une boutique toulousaine.

Faut-il se sentir obligé d’acheter un petit article en plus du colis qu’on vient récupérer dans une supérette ? Si les commerçants ont fait le choix de servir de point relais, la décision est bien réfléchie. Avec ses avantages comme avec ses inconvénients. En France, plus de 3.000 colis sont livrés chaque minute dans les dizaines de milliers de points de dépôts de l’Hexagone.

« On va dire que c’est un petit complément », explique Adam Khelifa, gérant de Réparphone à Toulouse, qui touche quelques centimes par colis, soit entre 300 et 500 euros par mois. « Mais nous, on mise vraiment sur la pub » que cela génère. Dans le Vival du coin, quatre clients sur dix repartent avec des achats en plus.

Pour certains, en revanche, attention à ne pas se faire déborder. « Ça peut remplir le magasin », assure Saqlain Butt, gérant du Vival, qui récupère environ 2.000 colis chaque mois. Et si « un salarié est en train de faire le rangement ou le remplissage du magasin, il est obligé d’arrêter ses tâches et d’intervenir pour les colis ».

Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.

Emilien DECELLE

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