Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient parle de frappes à grande échelle. Des opérations ciblées contre des positions de du groupe État islamique en Syrie. Dans un communiqué diffusé sur X, le CentCom précise que ces frappes ont été menées en collaboration avec des partenaires de la région, rapporte notre correspoindante à New York, Loubna Anaki.
Elles interviennent après des bombardements aériens menés le 19 décembre, en représailles à l’attaque meurtrière qui a coûté la vie à deux soldats américains dans la région du Palmyre. Cette première opération américaine avait visé 70 sites appartenant au groupe État islamique. Washington avait affirmé avoir tué plusieurs membres du groupes jihadiste.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a, plusieurs fois, déclaré vouloir soutenir la Syrie et « lutter contre les groupes terroristes dans le pays pour assurer la paix dans la région. » L’envoyé spécial de la Maison Blanche est d’ailleurs en ce moment en Syrie où il a rencontré le président Ahmad Al Charaa.
Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par des manifestations pro-démocratie, l’EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.
Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, sceptique quant à la présence de soldats américains à l’étranger, s’est posée la question du maintien de cette présence militaire. Le Pentagone avait annoncé en avril que les États-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l’effectif total actuel n’est pas officiellement connu.
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