Le premier ministre s’était engagé à suspendre la réforme des retraites de 2023 jusqu’à l’élection présidentielle de 2027. Cette mesure figure dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026, adopté en décembre 2025 par le Parlement. Mais que prévoit-elle concrètement ?
Pour mémoire, la réforme des retraites mise en place en 2023 a relevé de deux ans l’âge légal de la retraite, c’est-à-dire l’âge à partir duquel les assurés ont la possibilité de demander le versement de leur pension auprès des régimes de retraite obligatoires. Cet âge est passé de 62 ans à 64 ans. Mais pour ne pas trop pénaliser ceux qui étaient proches de l’âge de la retraite au moment de l’adoption de la réforme, ce relèvement devait se faire de manière progressive.
Depuis septembre 2023, l’âge légal de la retraite est ainsi passé de 62 ans à 62 ans et 3 mois pour les assurés nés entre le 1er septembre et le 31 décembre 1961, puis à 62 ans et 6 mois pour ceux nés en 1962. Il est aujourd’hui fixé à 62 ans et 9 mois pour les assurés nés en 1963 et doit continuer à augmenter ensuite, au rythme de trois mois supplémentaires par génération, afin d’atteindre 64 ans pour les assurés nés en 1968.
Trois mois plus tôt que prévu
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 modifie ce calendrier. Son objectif ? Geler jusqu’en janvier 2028 l’âge légal de la retraite à son niveau actuel. Il s’agit de laisser au futur président de la République, qui sera élu en 2027, le temps et la possibilité de faire adopter une nouvelle réforme des retraites si les partenaires sociaux n’arrivent pas à trouver un nouvel accord d’ici là. Mais cette mesure ne remet pas en question l’âge « cible » de 64 ans… qui reste inscrit dans la loi.
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