
S’il subsiste un moment de communion nationale aux Etats-Unis, c’est sans doute au moment du Super Bowl, la finale du championnat de football américain (NFL), qui se tenait dimanche soir 8 février, à Santa Clara, au sud de San Francisco, en Californie.
Pour les 130 millions d’Américains qui ont regardé le match sur NBC, il était difficile de croire qu’on était dans l’Amérique de Trump 2 lors de ce match qui a vu les Seattle Seahawks battre les New England Patriots (29-13). L’ambiance rappelait plutôt des années de concorde désormais révolues. Des publicités facétieuses, telles celle de Pepsi volant à Coca sa mascotte, l’ours blanc, qui préfère la boisson rivale et doit suivre une psychanalyse. Des films bientôt à l’affiche avec les stars immortelles, comme le réalisateur Steven Spielberg ou le comédien Brad Pitt. Des réclames sur le monde de demain fait d’intelligence artificielle et un message de Toyota, sponsor de la mi-temps : « Le chemin, ce sont les gens. »
C’est cette mi-temps qui concentrait l’attention. Le spectacle avait été confié au rappeur portoricain Bad Bunny. L’artiste de 31 ans s’était distingué une semaine plus tôt lors des Grammy Awards, critiquant vivement Donald Trump et sa police de l’immigration, ICE, ainsi que les agents fédéraux qui ont tué deux manifestants américains à Minneapolis (Minnesota). « Avant de remercier Dieu, je vais dire : dehors ICE ! Nous ne sommes pas des sauvages… Nous sommes des êtres humains et nous sommes américains », avait déclaré Bad Bunny. Mais les cérémonies artistiques ne sont pas le Super Bowl, même si Bad Bunny a truffé son spectacle de références politiques.
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