vendredi, avril 3

Avec notre correspondante à Stockholm, Ottilia Ferey

Il y a encore quelques semaines, un ministre d’extrême droite, c’était hors de question en Suède, pays jadis bercé par la social-démocratie. Mais le Premier ministre Ulf Kristersson l’a dit lui-même en conférence de presse ce jeudi 2 avril 2026, « ils ont surmonté leurs divergences et des lignes rouges ont été supprimées ».

« Nous convenons qu’après les élections, nous formerons un gouvernement majoritaire quadripartite qui poursuivra la même politique qu’en cours de mandat. Je formerai ce gouvernement et le dirigerai en tant que Premier ministre. Et au sein de ce gouvernement, les Démocrates de Suède exerceront une influence politique considérable et occuperont des postes ministériels importants. Il est donc naturel que les questions de migration et d’intégration figurent parmi les sujets abordés. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Stockholm aux côtés du chef de file des Démocrates de Suède (SD), Jimmie Akesson.

À lire aussiEn Suède, fronde locale contre le plan de retour volontaire des immigrés

L’influence du parti d’extrême droite ne cesse de croître depuis 2022

Un accord de principe scellé dans la foulée par une poignée de main et qui semble ravir le leader de l’extrême droite suédoise. « Ce que je peux constater, c’est que les choses se sont déroulées à peu près comme je l’avais prévu. Nous suivons le plan », a-t-il réagi.

Fondé en 1988 par des néo-nazis, le parti influence et oriente depuis 2022 la justice et la politique migratoire suédoise, devenue une des plus strictes d’Europe. Le gouvernement de coalition d’Ulf Kristersson était arrivé au pouvoir en 2022 après avoir conclu un accord inédit avec le parti anti-immigration SD – devenu cette année là le deuxième parti de Suède avec 20,5% des votes – en contrepartie de leur soutien au parlement.

Share.
Exit mobile version