- Moody’s a maintenu, vendredi 10 avril, la note de la France à Aa3 avec perspective négative.
- Contrairement à ses concurrentes S&P et Fitch, l’agence de notation classe toujours parmi les pays dont la dette est « de bonne qualité ».
Moody’s accorde un répit à la France. L’agence de notation a maintenu, vendredi 10 avril, la note souveraine française, la classant toujours parmi les pays dont la dette est considérée « de bonne qualité »
, ainsi que sa perspective négative sur cette note.
Dans un communiqué (nouvelle fenêtre), Moody’s, qui classe ainsi toujours la France un cran au-dessus de ses concurrentes S&P et Fitch, souligne notamment que « l’accord budgétaire trouvé entre la gauche modérée et le centre droit, au sein d’un Parlement français politiquement divisé, conforte notre évaluation de la solidité des institutions et de la gouvernance françaises »
.
L’agence de notation observe aussi que « le déficit budgétaire prévu pour 2026 »
, à 5%, « est légèrement inférieur à (sa) précédente prévision de 5,2% du PIB cette année »
, qu’elle perçoit comme « deux éléments positifs pour la solvabilité »
de la France. Avec un ton plutôt positif, elle explique aussi que le déficit public réalisé en 2025, 5,1% du PIB, après 5,8% en 2024, est inférieur à sa prévision de 5,4%.
Bercy « prend note »
Cela dit, « le budget 2026 n’apporte pas de clarté sur les mesures qui seront prises pour réduire le déficit au-delà de cette année »
, et « un risque important demeure que les partis politiques ne soient pas capables de s’entendre sur de nouvelles mesures de consolidation pour 2027 et au-delà »
. Ainsi, « la perspective négative reflète le risque accru que la fragmentation du paysage politique français continuera à handicaper le fonctionnement des institutions législatives »
.
Moody’s anticipe une croissance de 1% pour la France en 2026, avec une inflation de 1,4%. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a simplement « pris note »
de cette décision.




