
La ministre britannique de l’intérieur, Shabana Mahmood, a retiré, mercredi 14 janvier, sa confiance au chef de la police de Birmingham, sur la sellette depuis la décision d’interdire aux supporteurs du club de football du Maccabi Tel-Aviv d’assister, en novembre, à un match dans la ville anglaise.
Dès le mois d’octobre, cette décision d’interdire de stade les supporteurs du club israélien avait été vivement critiquée, notamment par le premier ministre britannique, Keir Starmer, et le gouvernement israélien. Le gouvernement britannique avait demandé un rapport indépendant, qui a été publié mercredi.
Les conclusions sont « accablantes », a déclaré Mme Mahmood devant la Chambre des communes. La ministre de l’intérieur a vivement fustigé le chef de la police de Birmingham, Craig Guildford. « Il n’a plus ma confiance », a-t-elle déclaré.
Elle n’a pas le pouvoir de le démettre de ses fonctions, mais a annoncé que le gouvernement travailliste allait rétablir la possibilité pour les ministres de l’intérieur de limoger les responsables policiers en cas de « manquements graves ou persistants ».
En octobre, la police locale avait classé à « haut risque » la rencontre de Ligue Europa entre le Maccabi Tel-Aviv et le club anglais Aston Villa, qui a eu lieu le 6 novembre à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre. Elle avait expliqué que cela reposait « sur des informations récentes et sur de précédents incidents », dont les affrontements qui s’étaient déroulés en 2024 en Ligue Europa lors du match entre l’Ajax Amsterdam et le Maccabi.
La décision d’interdire de stade les supporteurs du club israélien avait été prise par les autorités locales, qui s’étaient appuyées sur les recommandations de la police. Le rapport d’enquête publié mercredi a conclu que les informations sur le comportement des supporteurs israéliens à Amsterdam citées par la police britannique étaient « soit exagérées, soit tout simplement fausses ». Cette force de police avait notamment évoqué un match entre le club anglais de West Ham et le Maccabi Tel Aviv alors que cette rencontre n’a jamais eu lieu.
Interrogé à ce sujet par des députés, Craig Guildford a affirmé que l’erreur venait d’une recherche effectuée sur Google. Il avait dit que son équipe n’avait pas utilisé l’intelligence artificielle dans ses recherches. Mais dans une lettre adressée mercredi matin aux députés, M. Guildford a reconnu que cette information erronée provenait d’une recherche réalisée sur Copilot, assistant IA de Microsoft. Il a présenté ses « sincères excuses pour cette erreur ».




