Tour d’Espagne 2022 – Affaire Quintana et sept bizuts : Arkéa-Samsic, drôle de première

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Vendredi soir, personne, parmi ceux qui scrutaient l’entrée en matière des favoris de la Vuelta, n’a pris la peine de poser ses yeux sur le temps des Arkéa-Samsic. Et pour cause, depuis l’affaire que l’on nommera du “Tramadol”, qui a coincé Nairo Quintana à la maison pour deux contrôles à ce produit sur le Tour de France, la formation bretonne est orpheline de son objectif. Pire, elle se trouve privée de celui autour duquel le collectif avait été bâti. Avec sept coureurs, et non huit, qui découvrent la Vuelta, Arkéa-Samsic a pourtant un impératif : marquer des points pour s’assurer une place en World Tour dès 2023.

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La sixième place du Colombien sur le Tour, ainsi que les bons résultats globaux de l’équipe d’Emmanuel Hubert, lui avaient permis d’être solidement installée à la 14e place au classement combiné des trois dernières saisons, celui qui servira à attribuer les 18 licences World Tour pour les trois prochaines. Le retrait de ces points l’a fait reculer d’un rang et surtout fait se rapprocher la 19e place tenue par Lotto-Soudal. Neuf cents points, ce n’est pas une paille mais si la stratégie de Lotto-Soudal, à savoir faire le plein sur toutes les autres courses hors Vuelta ces trois prochaines semaines, fonctionne, tout peut aller très vite.

Nairo Quintana

Crédit: Getty Images

Pour tout dire, avec un Nairo Quintana en outsider du général, Arkéa ne s’en ferait pas. En refusant l’invitation automatique pour le Giro en mai, la formation bretonne avait un plan en tête, celui de son leader colombien. Doubler Tour et Vuelta avait du sens et faire corps avec “Nairoman” tout autant. C’est donc un autre Tour d’Espagne qui a débuté pour celle qui a terminé 18e du contre-la-montre par équipes, à 1’25” des Jumbo-Visma.

A sept, puisque Nairo Quintana n’a pas été remplacé. Un cas que l’équipe ne souhaite plus commenter, quitte à mettre fin à une interview si le sujet est évoqué selon nos confrères de Velonews. Chez Arkéa-Samsic, on se concentre, à raison, sur les présents : Gesbert, Delaplace, Guernalec, Guglielmi, McLay, Oswian et Russo. Tous ont un point commun, celui de découvrir le Tour d’Espagne. Un drôle de bizutage et une première inconfortable ?

Une victoire d’étape, objectif raisonnable ?

Oui… et non. Travailler pour un leader de l’envergure de Nairo Quintana, ancien vainqueur de l’épreuve (2016) mais aussi du Giro (2014) aurait fait grandir la bande et notamment le talentueux Elie Gesbert, ou les jeunes Simon Guglielmi et Thibaut Guernalec. Mais ne pas avoir Quintana dans les “pattes” va libérer Guernalec et les autres qui vont courir libérés, contraints et forcés d’une certaine manière. Le Breton a été vu à l’avant ce samedi vers Utrecht. Il a manqué l’opération classement du meilleur grimpeur pour un rien, mais il a mis sur la route la philosophie de cette “nouvelle” Arkéa-Samsic, à savoir courir à l’avant pour saisir toutes les opportunités.

Il est clair que nous visons des victoires d’étapes plutôt que le classement général, a reconnu Sébastien Hinault auprès de Velonews. Nous avons des gars qui en sont capables, Dan McLay ou Elie Gesbert. Les sept coureurs sont capables de le faire s’ils sont opportunistes.” La Vuelta, contrairement au Tour de France, offre en effet plus de chances à des coureurs moins cotés et permet à certains d’ouvrir leur palmarès. Ce samedi à Utrecht, Dan McLay, qui s’est frotté à Tim Merlier dans le sprint, a pris la 6e place sur la ligne. Loin de la gagne certes mais on a vu du maillot jaune sur la 2e étape, et c’est là l’essentiel, pour l’instant en tout cas.

A vrai dire, voir un Arkéa-Samsic lever les bras sur ce Tour d’Espagne serait une vraie surprise. Gesbert, bon puncheur et grimpeur, à qui l’on promettait une grande carrière quand il évoluait chez les jeunes et qui tarde à confirmer, est sans doute la meilleure carte dans une équipe faite de bizuts et qui découvre elle-même le troisième grand tour de la saison. Drôle de première, définitivement.

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