Qatar 2022 : la fiche « non officielle » de l’équipe du Canada

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Calendrier (heure française) dans le groupe F

23 novembre : Belgique-Canada, au stade Ahmad-Ben-Ali (20 heures, sur TF1 et BeIN Sports 1)

27 novembre : Croatie-Canada, au stade international Khalifa (17 heures, sur BeIN Sports 1)

1er décembre : Canada-Maroc, au stade Al-Thumama (16 heures, BeIN Sports 2)

Leur petit nom : les Canucks. Tout simplement le surnom des habitants du Canada. On emploie aussi fréquemment les Rouges, rapport à la couleur du drapeau du pays.

Le groupe des 26 :

Gardiens : Milan Borjan, James Pantemis, Dayne St. Clair.

Défenseurs : Samuel Adekugbe, Joel Waterman, Alistair Johnston, Richie Laryea, Kamal Miller, Steven Vitoria, Derek Cornelius.

Milieux de terrain : Liam Fraser, Ismaël Koné, Mark-Anthony Kaye, David Wotherspoon, Jonathan Osorio, Atiba Hutchinson, Stephen Eustaquio, Samuel Piette.

Attaquants : Liam Millar, Lucas Cavallini, Iké Ugbo, Tajon Buchanan, Jonathan David, Cyle Larin, Alphonso Davies, Junior Hoilett.

Mieux vaut Qatar que jamais. Trente-six ans après, le Canada revient. Les Rouges se sont qualifiés pour la deuxième Coupe du monde de leur histoire, après une incursion lors du Mondial 1986 au Mexique. Auteurs d’une phase de qualifications aboutie, les coéquipiers de Jonathan David débarquent à Doha forts d’une progression constante.

Le sélectionneur : John Herdman, 47 ans. Anglais, globe-trotteur, il a fait ses gammes en 2011 sur le banc de l’équipe féminine du Canada, auréolées de deux médailles de bronze olympiques (en 2012 et 2016). Le Britannique fait la bascule en 2018. Désormais aux manettes de l’équipe masculine canadienne, Herdman la transforme en équipe compétitive. Celui qui avait précédemment présidé au destin des Néo-Zélandaises aborde le Qatar comme un plongeon dans le grand bain : « bâtir les fondations » afin d’arriver au Mondial 2026 – que le Canada hébergera avec le Mexique et les Etats-Unis – en étant « plus compétitifs et efficaces ».

Note de synthèse du cabinet Le Monde

Les points forts : pendant des années, lorsqu’il était question de la suprématie footballistique en Amérique du Nord et centrale, on ne parlait que du Mexique et des Etats-Unis. Le Canada a déboulé dans l’équation, et terminé les qualifications de la confédération en tête, porté par les jeunes étoiles Alphonso Davies (Bayern Munich), Jonathan David (Lille) ou Tajon Buchanan (Bruges). Portés par une génération montante décidée à imposer le football au pays du hockey, les Canadiens ne manquent pas d’arguments pour briller au Mondial.

Les points faibles : sans expérience à ce niveau de la compétition, les Canucks débarquent à Doha dans l’inconnu. Au sein d’un groupe relevé (avec la Belgique, le Maroc et la Croatie), parviendront-ils à rééditer leurs performances continentales sur la scène mondiale ? Et, surtout, devront-ils faire sans leur star du Bayern Munich, Alphonso Davies ? Victime d’une déchirure musculaire à la cuisse à moins de deux semaines du coup d’envoi du Mondial, le très offensif piston gauche n’est pas assuré d’être complètement remis.

La note du cabinet (sur 5) : 3

Opposés à la Belgique, demi-finaliste du dernier Mondial, à la Croatie, finaliste en 2018, et au Maroc pour leurs débuts dans la compétition, les Canadiens ne doivent pas manquer leur entrée en lice. Mais si elle passe l’écueil de la phase de groupe, la sélection des Canucks a une bonne tête de surprise du Mondial.

Gardez un œil sur lui

Jonathan David ne souhaite rien moins que d’« aider à changer ce qu’est le football pour les Canadiens ». A 22 ans, celui qui fait partie des meilleurs buteur de la Ligue 1 cette saison (9 buts en quinze journées) a de grandes ambitions. Fer de lance de l’attaque des Canucks, Iceman – son surnom, en lien avec son sang-froid – voit dans la Coupe du monde « une incroyable opportunité » de placer son pays sur la carte mondiale du football. Arrivé au Canada à l’âge de 6 ans, en provenance de New York, où ses parents, Haïtiens, étaient installés, David aurait pu, comme de nombreux partenaires en équipe nationale, défendre les couleurs d’un autre pays. « On a tous choisi de jouer pour le Canada, on sait qu’on peut faire quelque chose de spécial ensemble, ça nous rassemble », a relaté cet attaquant complet, qui a grandi dans la banlieue d’Ottawa – où jouer au football est tout sauf une coutume locale.

Figurez-vous Arsène… que les Canadiens se sont illustrés en juin, non pas sur le terrain, mais en refusant d’y apparaître. Ils ne se sont pas opposés à descendre du bus, mais les partenaires d’Alphonso Davies ont fait grève, forçant leur fédération à annuler un match amical contre le Panama. Leurs griefs ? Le partage des primes versées par la FIFA, l’absence de transparence de l’Association canadienne de soccer (ACS) et l’exigence de « conditions équitables avec l’équipe nationale féminine ».

Quiz

Si vous avez décidé de boycotter… Si le football n’est pas trop votre délire, alors pourquoi ne pas vous immerger dans celui de Myriam Gendron. Ma délire, album de la chanteuse canadienne, puise dans le folklore de son pays comme dans celui des Etats-Unis pour coudre des chansons empreintes de nostalgie, entremêlant les références. Si elle aura fini sa tournée européenne au coup d’envoi du Mondial, Myriam Gendron sera en concerts en décembre au Québec.

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