NBA – Andrew Wiggins, une transformation qui a tout changé pour les Golden State Warriors face à Boston

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Un dunk énergique, puissant et rageur. Une action symbolique qui fait office de point d’exclamation pour conclure la performance décisive d’Andrew Wiggins et la victoire des Warriors sur les Celtics lors du Game 5 des finales NBA, disputé dans la nuit de lundi à mardi. Des actions spectaculaires de cette trempe, le Canadien en a cumulé un paquet depuis le début de sa carrière.

Mais celle-ci garde tout de même une saveur vraiment à part. En raison du contexte, bien sûr, de l’enjeu, mais aussi du changement de statut du jeune homme depuis son arrivée au sein de la franchise californienne il y a un peu plus de deux ans. Steve Kerr le répète souvent : “Nous ne serions pas dans cette position [de jouer à nouveau le titre] sans lui.

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De superstar en devenir à talent gâché

Wiggins, un homme clé dans une formation qui n’est plus qu’à une petite victoire de décrocher le trophée ? Encore impensable quatre ans en arrière, quand il stagnait aux Timberwolves. Et pourtant, c’est typiquement ce qui lui était destiné. Le natif de Toronto est arrivé en NBA en 2014 avec l’étiquette d’une superstar du futur. Un premier choix de la draft envoyé de Cleveland à Minneapolis avant même d’avoir disputé son premier match avec les pros. Il avait alors tous les atouts pour aller loin : de la taille, des qualités athlétiques exceptionnelles, un corps taillé pour dominer à ce niveau mais aussi un bon bagage technique.

Sauf qu’il lui manquait l’attitude. La passion. Peut-être même l’envie de répondre aux énormes attentes placées en lui. Branché sur courant alternatif, il n’a cessé de décevoir les supporters, ses dirigeants et même ses propres soutiens au sein du staff. Le journaliste Zach Lowe raconte que Ryan Saunders, l’un des plus fervents partisans de Wiggins, gonflé par l’attitude égoïste et désinvolte du joueur, n’a pas pu s’empêcher de sortir de ses gonds un jour.

C’était à la mi-temps d’un match en janvier 2020. Saunders a hurlé sur Wiggins, au point d’en avoir des palpitations cardiaques et d’être examiné par les médecins de la franchise. Ces derniers en ont conclu qu’il s’était tout simplement déchiré un muscle de la poitrine en gueulant sur son poulain. Quelques semaines plus tard, les Wolves ont préféré se séparer de l’ailier talentueux mais trop irrégulier. Direction Golden State.

, Klay Thompson, Andrew Wiggins, Jordan Poole, et Stephen Curry sur le banc des Warriors lors du match 1 de la finale NBA

Crédit: Getty Images

Golden State voulait un “homme à tout faire”

On avait désespérément besoin de taille sur les ailes. Je me suis dit que l’on avait besoin d’un corps comme le sien“, témoigne Steve Kerr. “Je pense que le transfert a été la clé pour nous permettre de redevenir une équipe de playoffs. Andrew Wiggins nous a permis de reconstruire notre défense.” Il est effectivement le stoppeur attitré des Warriors sur les postes extérieurs.

Wiggins se charge des meilleurs scoreurs adverses. Ja Morant, Luka Doncic, et maintenant Jayson Tatum. Il a encore été très bon dans son duel avec la superstar des Celtics la nuit dernière. Tatum a marqué 27 points mais il a souffert dans le money-time. Son vis-à-vis l’a notamment poussé à balancer un air ball à trois-points dans les dernières minutes. Quelques instants plus tard, Wiggins tuait le match avec son dunk plein d’entrain.

Disposer d’une troisième ou quatrième option offensive comme lui est un sacré luxe vu le talent et les capacités du bonhomme. Mais il est plus que ça depuis quelques matches. Il est carrément le deuxième meilleur joueur de son équipe sur ses finales. Le premier soutien offensif de Stephen Curry. C’est justement quand son leader a accusé le coup qu’il a haussé son niveau de jeu pour prendre son relais. Avec 26 points et 13 rebonds, il a été le moteur de cette victoire déterminante et le héros d’un Game 5 traditionnellement considéré comme décisif.

Une métamorphose décisive dans cette finale

Une métamorphose salvatrice. Andrew Wiggins n’est plus du tout le même joueur que par le passé. Il n’est plus aux commandes d’une équipe. Mais il assure les basses besognes, il joue avec intensité et acharnement de la première à la dernière minute, il est impliqué, etc. Rien à voir avec le visage qu’il montrait dans le Minnesota.

J’ai toujours dit que personne ne parlait des équipes et des organisations dans lesquelles évoluent les joueurs. Personne n’en parle jamais, c’est toujours de la faute du joueur. Andrew montre que je ne suis pas bien éloigné (de la réalité) quand je dis ça“, ajoutait Green.

En effet, mis dans un autre environnement, le basketteur de 27 ans s’est épanoui en gagnant en maturité et en apprenant au côté de futurs Hall Of Famers. “Il y a la culture de la gagne ici. Quand je suis arrivé ici, ils m’ont mis en position de réussir“, souligne pour sa part l’intéressé après sa performance héroïque. L’ADN du champion s’est imprégné en lui. Sauf qu’il court toujours vers sa première bague. Vu la vitesse et la hargne avec laquelle il monte au cercle, celle-ci ne devrait pas tarder à arriver.

Wiggins et Curry

Crédit: Getty Images

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