Mondial de handball 2023, France-Allemagne : Vincent Gérard, un gardien enfin apaisé

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Il arrive parfois que la valeur attende le nombre des années. Depuis le début du Mondial qui se déroule en Pologne et en Suède jusqu’au 29 janvier, Vincent Gérard, 36 ans, réalise un championnat du monde de haut vol. Après ses 15 arrêts contre le Monténégro, le portier des Bleus a réussi 16 parades contre l’Espagne, soit 41 % de réussite, un niveau exceptionnel. Mercredi 25 janvier à 20 h 30, il sera de nouveau en première ligne face à l’Allemagne pour un quart de finale très attendu, un classique entre deux grandes nations du handball.

« C’est un gardien efficace. Comme il possède une grande intelligence de jeu, ses déplacements sont justes, sans geste inutile. Surtout, il sait être présent dans les moments chauds », résume Jean-Luc Kieffer, entraîneur des gardiens de but de l’équipe de France.

Parfois critiqué pour son irrégularité – il s’était loupé en demi-finale de l’Euro 2022 contre la Suède, le futur vainqueur –, Vincent Gérard semble au sommet de son art, enfin apaisé. Il est vrai que l’éclosion du Messin a été tardive en équipe de France, où il est resté longtemps dans l’ombre de Thierry Omeyer, le gardien le plus titré de l’histoire du handball avec dix médailles d’or.

D’une longévité exceptionnelle, l’actuel directeur général de la section handball du Paris Saint-Germain (PSG) a revêtu le maillot bleu jusqu’en 2017, à 41 ans. Vincent Gérard est alors devenu le titulaire du poste, à 31 ans, un âge où d’autres sportifs raccrochent leurs baskets.

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Entre le Lorrain et l’Alsacien, la filiation est évidente, même si le départ de Vincent Gérard du PSG, en 2022, a pu laisser penser que la relation entre les deux hommes était distendue. En août 2021, le club parisien avait créé la surprise en annonçant le remplacement de Vincent Gérard et Yann Genty, les deux gardiens de l’équipe de France, par le Danois Jannick Green et le Suédois Andréas Palicka. « Mon départ pour Saint-Raphaël a été mal interprété, tient à préciser Vincent Gérard. Je ne suis pas parti fâché du PSG. J’ai attendu longtemps une proposition de prolongation qui n’est pas venue, et cela m’a attristé, mais j’ai toujours plaisir à revenir au PSG, où je garde beaucoup d’amis. »

A l’école des Balkans

Leur parenté prend sa source à Montpellier, où ils ont évolué tous deux, à quelques années d’écart, sous la direction de Branko Karabatic, l’entraîneur des gardiens du club héraultais, décédé en 2011. Sélectionné à 42 reprises sous le drapeau yougoslave, le père de Nikola et de Luka a marqué toute une génération de gardiens de but en France. « Il nous a beaucoup influencés, reconnaît Jean-Luc Kieffer. Nous nous sommes d’abord inspirés des Yougoslaves, qui lèvent les jambes très haut sur les parades à six mètres, puis des gardiens scandinaves, qui ont l’habitude de garder les pieds au sol. Notre style est un mélange de ces deux écoles. »

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