Monaco : Grand seigneur mais peu inspiré, Kylian Mbappé a déçu contre son ancien club

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C’est qu’on va finir par y croire, à cette histoire de Kylian Mbappé marabouté par Paul Pogba sortie de nulle part par Mathias Pogba sur les réseaux ce week-end. Car rien de rationnel ne permet d’expliquer sa frappe sur le poteau en première période de PSG-Monaco, elle-même consécutive à un tir de Messi venu s’écraser sur l’autre poteau de Nübel.

Pour l’Argentin, passe encore. On a l’habitude, et puis la frappe a pour elle d’être lointaine. Une excuse derrière laquelle Kyky n’a pas le privilège de pouvoir se cacher. On parle d’un ballon qui revient dans les pieds, pile comme il faut devant le but avec un gardien aux fraises. Un « tap-in » comme il en a mis des dizaines et comme il continuera d’en mettre pendant une grosse décennie. Sauf cette fois.

Mbappé en pure pointe ? Bof

Même constat pour son face-à-face avec le même Nübel en fin de match sur une action qu’il connaît par cœur. Alors que les blocs se délient sous le coup de l’intensité et la fatigue, Mbappé est lancé en profondeur. Un ballon au casse-pipe pour n’importe quel humain normalement constitué qui se transforme en une passe géniale pour le jeune homme et ses cannes d’acier.

En deux foulées et demie, Mbappon se retrouve face à Nübel. Dans un bon jour, il l’ajuste du plat du pied, ou mieux, il le fait danser avant d’aller marquer dans le but vide. Dimanche, il a échoué. Ça arrive. Mais tellement peu que l’on se doit de le souligner.

Au-delà des occasions manquées, il convient de surligner en jaune fluo la sensation d’inconfort dégagée par Kyky dans ce rôle de pointe. Entre les ballons qu’il est allé chercher à contre-temps et les dézonages dans les territoires de Messi et Neymar, privant l’attaque parisienne de solutions dans la surface, ce n’était pas du bon Mbappé.

La fin du penaltygate

On aurait pu ajouter à la liste des défauts une certaine désinvolture et un langage corporel d’ado boudeur, mais son acte magnanime – et seul fait d’armes de la soirée – a pris le pas sur le reste. En laissant Neymar se faire justice sur le penalty qu’il venait d’obtenir et en se désintéressant totalement du ballon, l’international français a étalé sa vertu en mondiovision. Celle d’un joueur prêt à prendre sur lui pour le bien du collectif. Car Christophe Galtier l’a confirmé après le match :

« la hiérarchie a été établie, Kylian en un, Ney en deux, après il y a la réalité de l’instant. Kylian lui a laissé tirer, j’ai apprécié son attitude quand il l’a félicité, comme celle de Ney qui l’a remercié. »

Le penaltygate est clos. Pour cette fois, on passe l’éponge sur le mauvais match de Kyky. Mais gare à ne pas reproduire trop souvent ce genre de rencontres. Le coup du prix Nobel de la paix ne fonctionne qu’une fois.

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