Ligue des champions – Thiago Silva éternel, Sanches tout seul, blessures à la pelle : les tops et flops de Chelsea-Lille

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Les Tops

Difficile de croire qu’il a 37 ans. Le défenseur brésilien a montré qu’il était le patron, dans le duel comme dans l’anticipation ce mardi soir. Présent sur les rares centres lillois, et au contact sur toutes les tentatives des Dogues, l’ancien capitaine du PSG a aimanté tous les ballons et maîtrisé un timide Jonathan David. L’homme fort de la défense de Tuchel, comme depuis un an.

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“Le pire, c’est que Chelsea a géré comme si c’était un match de Cup”

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  • Kanté seul contre 4, pas un souci

Face aux quatre milieux axiaux de formation du LOSC au coup d’envoi, N’Golo Kanté a livré un récital à Stamford Bridge mardi soir. L’international français a muselé presque à lui tout seul tout l’entrejeu lillois, autant dans la récupération que dans les transitions offensives de son équipe. Dans la maîtrise du jeu long et des renversements, il a été auteur de plusieurs percées qui ont transpercé le milieu nordiste, puis même délivré une offrande pour Pulisic sur le deuxième but de Chelsea. Il a incarné la classe d’écart entre les Blues et Lille ce mardi soir.

Dans la première période lilloise, c’est le seul qui a amené un peu de danger. Bien vite revenu dans l’axe par rapport à son positionnement de départ sur le côté droit, Renato Sanches a mis l’intensité d’un match de Ligue des champions. Problème : c’était bien le seul chez les pensionnaires de Ligue 1 à créer du contenu vers l’avant. Deux de ses jeux longs bien sentis auraient même pu déboucher sur mieux sans la maladresse de ses coéquipiers. Moins dans le rythme en seconde période, il a encore un peu trop usé de touches de balle inutiles, avant de céder sa place pour les dix dernières minutes. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais il n’était pas aidé.

Renato Sanches à terre face à Chelsea, symbole de la stérilité du LOSC à Stamford Bridge

Crédit: Getty Images

Les Flops

Dans un match où le LOSC avait le rôle de l’outsider, il est inacceptable d’avoir fait preuve d’autant de passivité sur coups de pied arrêtés. Les Lillois l’ont payé au prix fort, avec un but encaissé dès la 7e minute de jeu sur le premier corner adverse. Positionnés en marquage en zone, les hommes de Gourvennec ont été punis par un Kai Havertz bien seul, et lancé, là où les défenseurs nordistes étaient tous à l’arrêt. Il n’y a pas de secrets, une erreur sur ce genre de situation, à ce niveau-là, ça ne pardonne pas.

Kai Havertz (Chelsea) bien trop seul pour ouvrir le score contre le LOSC

Crédit: Imago

  • Onana, on n’a pas compris

On l’imaginait en troisième milieu de terrain avec la composition de départ du LOSC, mais Amadou Onana était bien davantage comme un deuxième attaquant mardi soir à Chelsea. L’athlétique Belge a bien souffert avec le jeu dans le dos, sans jamais se montrer disponible ni faire de différences. Les Lillois n’ont même pas tant profité de son gabarit sur des situations de centres, puisqu’ils n’en ont que très peu tentés. Limité techniquement, il a logiquement été le premier à céder sa place côté lillois. Gourvennec ne l’a pas aidé avec ce positionnement atypique.

  • Trois blessures en une mi-temps, c’est trop

Était-ce un problème de pelouse ? Une mauvaise préparation ? Ou simplement de la malchance ? Toujours est-il que trois joueurs sont sortis sur blessure en deuxième période, des deux côtés. Mateo Kovacic est d’abord sorti, trop touché pour continuer. Puis Hakim Ziyech lui a emboîté le pas, de quoi permettre à Tuchel dans son malheur de donner du temps de jeu à des joueurs qui en manquaient depuis le début de saison (Saul Niguez, Loftus-Cheek, Sarr…). Et enfin, côté lillois, c’est Tiago Djalo, curieusement positionné en latéral gauche, qui a dû sortir à cause d’un pépin physique en fin de rencontre. Une chose est sûre, ces arrêts de jeu répétés n’ont pas aidé à fournir un grand spectacle ce mardi soir…

Hakim Ziyech (Chelsea) avec Pulisic et Celik

Crédit: Getty Images

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