Ligue 1 : Rois du déplacement, Mbappé épargné, panenka loupée… Les Tops et Flops de la 28e journée

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Les Tops

  • L’OM toujours aussi impérial quand il voyage
L’Olympique de Marseille traverse une période difficile dans son stade, où il reste sur deux revers de rang, face à Clermont (0-2) puis Monaco (0-1). Qu’à cela ne tienne, les Phocéens rattrapent les points perdus chez eux en enchaînant les résultats probants loin de leurs bases. Ils l’ont encore démontré ce dimanche, à Brest, où Amine Harit, Arkadiusz Milik et consorts ont fait le spectacle (1-4). Il s’agit déjà de la 9e victoire de l’OM après 14 déplacements cette saison en Ligue 1. Aucune équipe de l’élite ne présente d’ailleurs un meilleur bilan comptable que les Olympiens à l’extérieur (30 points).

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Amine Harit (Marseille) a marqué face à Brest, dimanche 13 mars 2022. / Ligue 1

Crédit: Getty Images

  • Le Parc aime (toujours) Mbappé, il le lui rend bien
Si certains ont été conspués dès l’annonce de la composition, Kylian Mbappé n’a, personnellement, pas passé une mauvaise après-midi au Parc des Princes, ce dimanche face à Bordeaux. Au niveau sur la pelouse de Madrid mercredi, l’attaquant du PSG a encore été excellent en championnat. Plus remuant que ses coéquipiers, Mbappé a ouvert le score pour calmer les ardeurs d’un FCGB qui avait plutôt pas mal débuté (24e) et personne d’autre que lui ne pouvait donner du bonheur à ses supporters. En quelques mois, et grâce à des performances toujours strastophériques, Mbappé a inversé la tendance avec un stade qui le sifflait en début de saison. S’il quitte Paris en juin, personne ne lui en voudra.

Kylian Mbappé, buteur face à Bordeaux

Crédit: Getty Images

  • Strasbourg, ça devient sérieux

À ce stade de la saison, il n’y a plus lieu de paraître surpris : si Strasbourg s’est frayé un chemin jusqu’au Top 5, cela ne doit rien au hasard. Le Racing avait droit à un gros test ce dimanche, face à Monaco. Un adversaire robuste, prétendant naturel aux places européennes. Mais un adversaire que les Alsaciens ont logiquement dominé (1-0). Moins spectaculaires qu’à l’accoutumée (3e attaque de l’élite avec 50 buts marqués), les Alsaciens ont avant tout brillé par leur remarquable solidité et la qualité de leur organisation collective. Autant d’atouts qui peuvent permettre à la bande de Julien Stéphan, qui n’a perdu qu’une seule fois en L1 en 2022, de nourrir de belles ambitions sur cette fin d’exercice.

  • Koné, supersub porte-bonheur

Débarqué à Lorient juste après la CAN, qu’il a disputée sous le maillot du Mali, Ibrahima Koné n’a pas mis longtemps à se rendre indispensable. Enfin, à sa manière. L’athlétique avant-centre de 22 ans n’a certes toujours pas été titulaire avec les Merlus. Par trois fois, néanmoins, il a marqué en sortie de banc. Et à chaque fois, son équipe s’est imposée. Après Lens (2-0) et Brest (0-1), l’ancien joueur de Sarpsborg a de nouveau fait parler la poudre à Clermont, ce dimanche (0-2), en ouvrant le score à l’orée du dernier quart d’heure (72e). Si le FCL navigue désormais juste au-dessus de la ligne de flottaison (17e), il le doit donc en grande partie à son supersub.

  • L’entame de folie des Rennais
Jeudi soir, au sortir de la défaite à Leicester en Ligue Europa Conférence (2-0), Bruno Genesio avait tancé ses joueurs, passés à côté de ce rendez-vous. Les Rennais ont offert une réponse bluffante à leur coach, dimanche après-midi au Groupama Stadium. C’est simple : le premier quart d’heure des Bretons a frôlé la perfection, tant ceux-ci ont récité leur football face à des Lyonnais dépassés dans tous les domaines. Une entame magistrale récompensée par deux buts, inscrits par Benjamin Bourigeaud (11e) et Baptiste Santamaria (13e), et qui ont propulsé le SRFC vers un superbe succès (2-4).

Benjamin Bourigeaud fête son but lors de la rencontre OL – Rennes en Ligue 1

Crédit: Getty Images

Les Flops

Et pourtant tout avait plutôt bien commencé… Face à un Paris en crise, Bordeaux avait décidé de tenter le coup de mettre la pression d’entrée. Keylor Navas s’est interposé à plusieurs reprises, Kylian Mbappé a scoré et puis… plus rien, ou presque. Face à ce PSG-là, renoncer à plus de vingt minutes du coup de sifflet final semblait être une très mauvaise idée. Dans la situation où se trouve Bordeaux (20e à 5 points de la 17e place), on aurait pu attendre plus de persévérance. Avec 68 buts encaissés, les Girondins ont concédé 18 buts de plus que la deuxième pire défense. Et leur attaque est au point mort, avec deux réalisations en quatre sorties.

  • Savanier et sa drôle de “Panenka”
Mais que s’est-il passé dans la tête de Téji Savanier à la 39e minute du match entre Montpellier et Nice ? Alors qu’il se présentait face à Walter Benitez pour tirer le penalty polémique concédé par Dante, le capitaine et meneur de jeu du MHSC a tenté une “Panenka”… mais il a complètement raté sa tentative, stoppée par un Benitez resté sur ses appuis. Comme souvent avec ce geste particulier, l’échec passe mal. S’il s’est rattrapé en sortant un très gros match, l’artiste Savanier a eu du mal à avaler la pilule de cet échec.

Pas rancunier, Olivier Dall’Oglio a fait preuve de philosophie. Ce qui est fait est fait. “Il aurait pu être décisif sur le penalty. C’est dur pour le tireur quand il y a une longue attente. Moi, j’insiste souvent avec les garçons sur l’efficacité. Je leur demande avant tout d’être efficaces, après si on a l’occasion de faire ‘beau’, tant mieux. Il le tirera d’une manière différente la prochaine fois, car il aura appris de cette situation. Il est déçu car il culpabilise par rapport à l’équipe. On est derrière lui. Le penalty n’est pas le tournant du match.”

  • La malchance de la défense nantaise

Nantes s’est incliné face à Troyes (1-0). Un vrai coup d’arrêt pour les Canaris, récemment qualifiés pour la finale de la Coupe de France et qui restaient sur trois victoires et un nul en championnat. Et si les Ligériens peuvent s’en vouloir de ne pas su emballer la rencontre et d’avoir fait preuve de trop de déchets dans les trente derniers mètres, ils n’ont aussi pas été aidés par le sort. Antoine Kombouaré a en effet perdu trois de ses défenseurs dans ce duel. Nicolas Pallois, Andrei Girotto et Charles Traoré, qui avait remplacé Pallois après sa blessure au genou, ont dû quitter leurs partenaires prématurément. Ça fait beaucoup. Et forcément, ça n’a pas aidé les Nantais, déjà pas très inspirés, à l’image d’un Ludovic Blas transparent.

  • Lopes-Petkovic, des boulettes et de fâcheuses conséquences

Quand le dernier rempart se fissure, en général, c’est tout l’édifice qui s’écroule. Complètement submergé par l’excellent début de match rennais, Lyon commençait à reprendre pied lorsqu’Anthony Lopes a commis l’erreur de trop. Une passe totalement ratée, une interception adverse dans la surface, un plat du pied ajusté par Lovro Majer et 0-3 à la pause. L’OL a eu beau timidement se révolter au retour des vestiaires, le mal était fait (2-4). Quelques heures plus tôt, dimanche, Danijel Petkovic a également plombé les siens. Face à Reims, le gardien angevin – en difficulté depuis quelque temps – a laissé passer une frappe pourtant peu puissante d’Alexis Flips entre ses jambes (24e). Le SCO, lui, a concédé une 7e défaite de rang (0-1).

Anthony Lopes (Lyon) face à Rennes. / Ligue 1

Crédit: Imago

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