JO 2024 : le relais de la flamme olympique mobilisera une soixantaine de départements, mais suscite des tensions

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Pour le Pas-de-Calais, c’est signé. Le département sera l’une des étapes officielles du relais de la flamme olympique, entre avril et juillet 2024. Jean-Claude Leroy (Parti socialiste, PS), le président du conseil départemental, et Thierry Rey, conseiller spécial du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) de Paris 2024, ont paraphé, mercredi 23 novembre, une convention qui acte ce futur passage.

Deux jours plus tôt, la Vendée avait fait de même. A l’image d’autres départements ces dernières semaines. Au total, une soixantaine d’entre eux (sur 101) ont répondu à l’appel à candidatures lancé par le Cojop pour être associés à ce relais qui cheminera à travers la France. La liste exacte de ces départements étapes ne sera communiquée que début 2023 et il faudra attendre mi-2023 pour connaître le détail précis du tracé – l’objectif étant de passer dans environ 700 villes.

Dans le récit officiel des Jeux, ce relais de la flamme symbolise « le partage de l’esprit olympique ». C’est ce que l’on en attend dans le Pas-de-Calais : « Nous sommes dans des terres de gens simples qui aiment les sports populaires. Les JO, c’est exceptionnel, une marche que nous ne pouvons pas rater, une proposition qui a du sens », explique Ludovic Loquet, vice-président chargé du sport et des grands événements sportifs.

Le discours est identique chez le voisin du Nord. « Il faut profiter de ce genre de manifestations pour emporter les populations, témoigner de l’amour que nous portons aux valeurs de l’olympisme. C’est une chance ! », avance François-Xavier Cadart (divers droite), vice-président du conseil départemental délégué au sport.

« Pour un événement d’un jour, c’est une somme énorme »

La mise en place du relais n’a pas suscité partout une telle adhésion. Plusieurs départements ont ostensiblement refusé de s’y associer : la Creuse a été la première à l’annoncer, suivie, en février, par une dizaine d’autres collectivités. Au cœur de ce refus : les 180 000 euros (toutes taxes comprises) à acquitter au Cojop. « Tout simplement impossible », relève Marie-Christine Bunlon (Les Républicains, LR), vice-présidente du conseil de la Creuse chargée des sports.

« La flamme au pont du Gard, l’image aurait été belle. Mais pour un événement d’un jour, c’est une somme énorme », appuie Vincent Bouget, conseiller départemental du Gard (dirigé par une union de la gauche), délégué aux sports. « Et c’est sans compter les animations à organiser, qui font que l’on arrive facilement à 250 000 euros », ajoute le président du conseil de la Haute-Vienne, Jean-Claude Leblois (PS), pour qui « marchandiser » le passage de la flamme apparaît « contraire aux valeurs olympiques ».

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