JO 2024 : le gouvernement va solliciter les collectivités pour financer une hausse du budget

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Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à Paris et les pouvoirs publics, président de la République en tête, répètent depuis des mois que le budget de l’événement sera tenu et qu’il n’y aura pas de dérive.

L’engagement vaut tout à la fois pour la Solideo, la société publique chargée de financer, superviser et livrer les ouvrages nécessaires, et pour le Comité d’organisation des Jeux (Cojop), pour ce qui concerne le déroulé de l’événement.

L’inflation des derniers mois, liée notamment à la crise énergétique suscitée par la guerre en Ukraine, modifie toutefois la donne et oblige à quelques corrections. Ce sujet sera au menu du conseil olympique et paralympique qui se tiendra à l’Elysée jeudi 29 septembre.

A cette occasion, Emmanuel Macron réunira les principaux ministres et élus locaux concernés par les JO, dont la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui avaient déploré de ne pas être conviées à une précédente réunion en juillet.

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En amont de ce rendez-vous, l’Elysée a fait savoir que le budget hors inflation est « tenu ». Mais compte tenu des projections de l’évolution de l’indice de prix jusqu’en 2024, c’est un surcoût de « 150 millions d’euros » jusqu’aux JO que le budget de la Solideo va devoir intégrer, a précisé la présidence de la République.

Ce montant part de « projections plutôt pessimistes » afin de « ne pas avoir de mauvaise surprise » pour les deux prochaines années, avance-t-on dans l’entourage du président.

Pour faire face à cette hausse, le gouvernement va proposer aux collectivités d’en financer les deux tiers, a indiqué la présidence de la République.

En juillet 2021, la Solideo avait déjà revu à la hausse son budget – aujourd’hui de 4 milliards d’euros –, faisant passer la contribution publique de 1,38 milliard à 1,55 milliard d’euros.

Désormais, l’Etat prévoit environ 1,8 milliard d’euros de dépenses publiques, d’où qu’elles viennent, pour le projet olympique.

Auditionné par les députés, mercredi, le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, Michel Cadot a pour sa part évoqué un « travail resserré » avec le Cojop « pour équilibrer l’augmentation des coûts par une réduction des dépenses sans mettre en péril la qualité » de l’organisation des événements.

La future loi olympique contiendra des mesures sur la sécurité

Le délégué interministériel aux Jeux olympiques (JO) et paralympiques, Michel Cadot, a indiqué, mercredi 28 septembre, aux députés qu’une future loi olympique comportera la mise en place « d’algorithmes » dans la vidéoprotection francilienne afin « d’identifier des comportements anormaux dans des foules nombreuses ». Ce texte intégrera aussi « une extension des mesures de criblage pour contrôler les chantiers dans les dernières semaines avant les Jeux », qui seront par exemple fréquentés par des techniciens pour câbler.

Michel Cadot a par ailleurs précisé que l’Etat en était « au moment des additions des besoins » en sécurité privée et publique (réservistes mobilisés, « gestion adaptée des horaires et des congés »). Sur la sécurité privée, la certification de qualification professionnelle en gestation depuis plusieurs mois, avec une durée de formation allégée et destinée à faciliter le recrutement, y compris parmi les étudiants, devrait être finalisée pour « janvier 2023 » avec la possibilité de faire une partie de la formation « en télétravail », a-t-il précisé.

Le Monde avec AFP

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