JO 2024 : la reconnaissance faciale ne sera pas expérimentée durant les Jeux

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Le projet de loi relatif à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) 2024, qui devrait être soumis au Parlement dans quelques semaines, « exclut totalement et explicitement le recours à la reconnaissance faciale », a déclaré le ministère des sports et des JOP au Parisien, mercredi 23 novembre.

Depuis plusieurs semaines, divers acteurs du dossier olympique, côté pouvoirs publics, assuraient qu’il n’y aurait pas de recours à cette technique durant l’événement de l’été 2024. Mais rien n’avait encore été officialisé, d’autres voix défendant, en coulisses, son usage, s’appuyant notamment sur un rapport sénatorial qui invitait à une expérimentation à l’occasion de ce rendez-vous pour lequel la sécurité sera l’un des enjeux majeurs.

Auditionnée par la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, le 12 octobre, la ministre des sports et des JOP, Amélie Oudéa-Castéra, avait dit « comprendre l’attente et l’importance de la reconnaissance faciale, notamment après les événements au Stade de France » lors de la finale de la Ligue des champions de football, à la fin du mois de mai (entrées sans billet, agressions avant et après le match).

Elle avait expliqué que seule l’utilisation d’« algorithmes intelligents, mais anonymisés, pour gérer les mouvements de foule dans les transports » était envisagée. « Et même ces dispositifs de vidéoprotection devront être examinés par la CNIL et le Conseil d’État avant d’être mis en œuvre », avait-elle ajouté.

Utilisation de l’intelligence artificielle

Tout en assurant qu’il n’était « pas pour la reconnaissance faciale », le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, avait expliqué le 25 octobre, devant la commission des lois du Sénat, qu’il avait « demandé à la première ministre d’arbitrer » en faveur de la mise en place « de la vidéoprotection dite intelligente ». Cette dernière, avait-il ajouté, « permet de cibler non pas tel ou tel individu, mais des personnes répondant à tel signalement, ou encore des catégories de gestes, comme la dégradation de biens publics ».

C’est ce type de dispositif qui sera mentionné dans le projet de loi relatif à l’organisation des JOP, qui comportera une mesure « en matière d’intelligence artificielle pour faciliter le travail de sécurisation de la compétition », a précisé le ministère des sports et des JOP au Parisien.

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M. Darmanin avait également souligné que, dans la perspective des Jeux, la Ville de Paris ayant « demandé à l’Etat d’augmenter le nombre de caméras » de vidéosurveillance, « au minimum 400 caméras » seraient ajoutées dans la capitale et « au moins 500 dans les communes limitrophes ».

Le Monde

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