Danone nouveau partenaire des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

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L’annonce donne un peu d’air aux équipes de Paris 2024. Lundi 7 novembre, Danone a annoncé qu’il rejoignait les rangs des sponsors domestiques des Jeux olympiques et paralympiques. Outre un apport financier, le géant agroalimentaire français – qui n’a pas souhaité révéler le montant du contrat signé – fournira le temps des compétitions deux millions de produits laitiers frais et d’origine végétale à travers ses différentes marques (Danone, Activia, Actimel, Alpro, Hipro, etc.) aux athlètes et aux volontaires des Jeux.

Le groupe aux 24,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2021 proposera également ses produits à la vente aux spectateurs. Danone rejoint parmi les partenaires officiels (soit le deuxième niveau de partenariat) des groupes comme Accor, Cisco ou encore Décathlon.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le Comité d’organisation de Paris 2024 (Cojop) qui cherche depuis des mois comment remplir l’objectif qu’il s’était assigné, début 2022, de parvenir à 80 % de contrats sponsoring signés d’ici à la fin de l’année. Sur une enveloppe sponsors globale de 1,1 milliard d’euros espérée (soit un petit tiers du budget, à 97 % privé, du Cojop), Paris 2024 en a pour l’instant bouclé un peu plus de 70 %.

Pressenti pour être le prochain signataire premium, LVMH, qui pourrait apporter plus de 100 millions d’euros aux organisateurs, se fait toujours attendre et conditionnerait son annonce à celle sur la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques sur la Seine. Le Cojop comme les pouvoirs publics sont suspendus aux communications du leader mondial du luxe : l’engagement du groupe français donnerait l’assurance à Paris 2024 de boucler son volet recettes partenaires, alors qu’il est contraint de revoir son budget à cause de l’inflation.

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« Alimentation saine »

Pas de quoi doucher l’enthousiasme affiché par l’organisateur des Jeux. « Nous sommes toujours très confiants dans notre capacité à parvenir à notre objectif de fin d’année de 80 % », a fait valoir, lundi, un représentant de Paris 2024, qui a tenu à rappeler l’ampleur du défi à relever : « 1,1 milliard d’euros, c’est le plus gros montant rassemblé pour un événement sportif français sur des droits français. »

Danone avance de son côté que le partenariat signé avec Paris 2024 répond à un objectif commun de « promouvoir les messages de santé et d’une alimentation saine », « pour laisser un héritage aux nouvelles générations ». Le groupe aux 100 000 salariés, présent dans plus de 120 pays dans le monde, assure que 70 % des produits qui seront distribués pendant les compétitions olympiques et paralympiques affichent un Nutriscore A ou B (aliments favorables sur le plan nutritionnel).

Le numéro un français des produits laitiers, qui avait déjà été partenaire lors des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992 et de la Coupe du monde de football en 1998 en France, a bénéficié de ce qu’on appelle en jargon olympique « une relâche de catégorie ».

En clair, les sponsors domestiques d’une édition des Jeux olympiques ne peuvent concurrencer dans leurs secteurs d’activité les partenaires mondiaux du Comité international olympique (CIO). L’américain Coca-Cola et le groupe laitier chinois Mengniu, sponsors conjoints du CIO, ont en l’occurrence consenti à faire un effort pour le marché français uniquement. Danone pourra donc librement « faire rayonner [ses] marques » pendant les Jeux à côté des yaourts et crèmes glacées chinoises.

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