Coupe du monde féminine de rugby : battues par la Nouvelle-Zélande au bout du suspense, les Bleues échouent aux portes de la finale

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A un coup de pied près, les Bleues tenaient leur exploit. Le XV de France féminin a été battu, samedi 5 novembre, par la Nouvelle-Zélande, en demi-finale de la Coupe du monde (25-24). Une défaite cruelle, l’ouvreuse Caroline Drouin ayant raté la pénalité de la victoire à quelques secondes du terme de la rencontre. Et qui prive surtout une nouvelle fois la France d’une finale mondiale, elle qui avait déjà été battue sept fois en demi-finale sur les huit premières éditions du Mondial.

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« C’est un match à enjeu, le score atteste de la férocité de la rencontre, expliquait la capitaine Gaëlle Hermet après la rencontre auprès de TF1. On est déçues car aurait aimé aller chercher cette finale, écrire notre histoire. On a fait preuve d’un énorme cœur pendant toute la compétition, et on l’a encore prouvé aujourd’hui. »

Une entame parfaite

Pas impressionnées par l’enjeu, les Françaises avaient pourtant tout fait pour refroidir un public de l’Eden Park d’Auckland complètement acquis à la cause des Black Ferns (fougères noires). Après avoir ouvert le score par le pied de Caroline Drouin (6e), c’est en force que les Bleues ont marqué le premier essai de la rencontre. Au pied des poteaux, Romane Ménager (23e) résistait au plaquage de trois Néo-Zélandaises pour aller aplatir, un essai transformé par Caroline Drouin (10-0).

Surtout, les joueuses du sélectionneur Thomas Darracq ont fait ce qu’elles savent faire de mieux dans cette première période : plaquer, et plaquer encore. Meilleure défense de la compétition, l’équipe de France a résisté aux vagues noires déferlant dans son camp (194 plaquages durant toute la rencontre). A deux reprises dans ce premier acte, les Néo-Zélandaises parvenaient à franchir la ligne d’en-but des Bleues, mais sans réussir à aplatir le ballon, prises à chaque fois dans la tenaille française.

Mais si les Bleues s’étaient illustrées en défense durant toute la compétition, c’est balle en main que leurs adversaires avaient construit leurs victoires dans cette Coupe du monde, marquant 209 points en quatre rencontres. Les Galloises peuvent en témoigner, elles qui ont été corrigées par les Black Ferns en quarts de finale (55-3). Et à force d’attaquer, les Néo-Zélandaises ont fini par casser le rideau défensif des Bleues grâce à la centre Stacey Fluhler (34e, 10-10).

Un score de parité qui semblait presque logique au vu de la première mi-temps, mais qui ne convenait pas aux Bleues. Incroyables d’efficacités, elles marquaient de nouveau juste avant la mi-temps, dans un essai en forme de copie presque parfaite du premier. Dans le rôle de Romane Ménager, c’était cette fois Gabrielle Vernier qui aplatissait en force (40e, 17-10).

« Il faut à la fois jouer et maîtrise le tempo. On a le temps, on est en place défensivement. Il faut garder la tête froide pour ne pas surjouer et rester dans le match », confiait Thomas Darracq à la mi-temps au micro de TF1. De retour sur le bord du terrain, le sélectionneur n’a dû que très peu goûter au début de deuxième acte de son équipe. Face à des Néo-Zélandaises décidées à mettre du rythme et à jouer toutes les pénalités rapidement, les Françaises ont fini par craquer, coupables de deux erreurs fatales.

A un coup de pied près

C’est d’abord Emilie Boulard qui ne parvenait pas à contrôler un ballon près de son en-but, offrant un essai à Ruby Tui (44e), puis Theresa Fitzpatrick marquait (60e) quelques secondes après une faute pour obstruction des Bleues. Si Romane Ménager parvenait à maintenir l’espoir en marquant un doublé (65e), l’affaire semblait presque entendue quand la troisième ligne française Safi N’Diaye recevait un carton jaune pour plaquage dangereux (69e).

Mais l’écart n’était alors que d’un point, et malgré son statut de deuxième nation mondiale, la Nouvelle-Zélande a commencé à déjouer, à l’image d’un coup de pied tapé directement en touche par Krystal Murray… pourtant pilière ! Quelques secondes plus tard, celui de l’ouvreuse Caroline Drouin revêtait une importance encore plus importante, elle qui s’apprêtait à taper la pénalité de la gagne. Malheureusement son ballon est parti à gauche des poteaux, emportant avec lui les espoirs d’une première finale mondiale pour les Bleues.

La compétition n’est pas pour autant terminée pour les Françaises, qui défieront samedi 12 novembre le Canada – défaites 26-19 par les Anglaises dans l’autre demi-finale – lors de la rencontre pour la troisième place. Les Néo-Zélandaises retrouveront, elles, les Red Roses pour la revanche de la dernière finale, gagnées en 2017 par les Black Ferns.

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