Coupe du monde 2022 : pour Kingsley Coman, « la France est vue comme un des favoris par les étrangers »

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A 26 ans, Kingsley Coman a tout gagné avec le Bayern Munich et lui a même offert une victoire en Ligue des champions en 2020, avec un but contre son club formateur du Paris-Saint-Germain. Mais son histoire reste à jouer à l’occasion de la rencontre opposant les Bleus au Danemark ce 26 novembre à 17 heures, au stade 974 de Doha.

Absent du Mondial en 2018, le Parisien est revenu, juste avant de s’envoler pour le Qatar, sur son parcours en sélection. Il décrit son rapport à son sport, basé sur le goût du dribble et sur le plaisir.

Comme d’autres joueurs de l’équipe de France, votre préparation a été perturbée par une blessure en septembre. On a l’impression que cette Coupe du monde en cours de saison a provoqué beaucoup de stress. Est-ce le cas pour vous ?

Même avant un tournoi en été, il y a la peur de la blessure, mais au moins, on a une petite période de préparation qui peut laisser le temps de revenir. Avec ce Mondial, pas du tout. La compétition débute tout de suite. En raison du calendrier resserré, on a joué tous les trois jours avec le Bayern, des matchs avec des courses à haute intensité. Et parfois, le corps lâche. On n’est pas des machines. Mais c’est comme ça pour tout le monde et aucune sélection n’a été vraiment avantagée.

Avant votre départ pour le Qatar, un certain pessimisme entourait l’équipe de France, à cause des blessures et des mauvais résultats. L’avez-vous ressenti ?

Moi, non. Les médias français, peut-être [sourire] et je pense que ça doit imprimer dans l’esprit des gens. Quand je parle avec des joueurs étrangers ou mes coéquipiers en club, la France est vue comme un des favoris. Ils ne regardent pas tous nos matchs peut-être, et c’est sûr qu’on n’a pas joué à notre meilleur niveau dernièrement. Mais on a la chance d’avoir de grosses individualités. Pour les autres, on a ce statut de champions du monde, mais ça ne change rien : on ne commence pas les matchs avec un but d’avance.

On se dit que vous êtes au moins immunisés contre un excès de confiance avec les difficultés de ces derniers mois…

Cette élimination à l’Euro [en huitièmes de finale contre la Suisse, en juin 2021] nous a mis une bonne claque et fait prendre conscience que rien n’est jamais facile. Pourtant, on ne s’est pas vus trop beaux, on évolue pour beaucoup dans les plus grands clubs européens, et on sait que, le jour où tu te relâches, tu ne gagnes plus. Au Bayern, on est champions d’Allemagne depuis neuf ans, mais on a encore plus faim en début de saison que les autres équipes.

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