Coupe du monde 2022 : « Au Qatar, le Mondial le plus imprévisible de l’histoire ? »

0
6

Après douze ans de rebondissements dans les rubriques extrasportives, cette Coupe du monde à nulle autre pareille va-t-elle aussi réserver quelques surprises sur le terrain ? Elle se présente, en tout cas, comme le résume le site The Athletic, comme « la plus imprévisible de l’histoire ».

Si l’incertitude sportive a reculé dans les compétitions européennes de clubs sous l’effet de la concentration des moyens économiques au sein d’une petite oligarchie, elle a conservé quelque vigueur dans les compétitions de nations. Pour partie du fait même de l’affaiblissement de ce football de sélection en regard du football de clubs.

Les cartes semblent entièrement rebattues d’un Mondial à l’autre, quand ce n’est pas entre un Mondial et un Euro. L’Italie, absente de Russie en 2018, championne d’Europe en 2021, ne s’est pas qualifiée pour le Qatar… Lire l’avenir dans les parcours de qualification est tout aussi trompeur : l’histoire d’une phase finale s’écrit sur une feuille vierge.

Lire aussi : Coupe du monde 2022 : pour le football italien, la reconstruction ou le déclassement

L’adage selon lequel « il n’y a plus de petites équipes » a particulièrement valu lors des récents tournois. Face à des grandes nations dont les internationaux arrivent épuisés, voire démotivés, au bout de saisons éreintantes, et dont les préparations sont improvisées, les « petites équipes » abattent plusieurs cartes pour réduire l’écart.

Des « grandes » sélections fragilisées

A l’image de l’Islande (quart-de-finaliste de l’Euro 2016) ou du Pays de Galles (demi-finaliste), certaines mettent en place d’ambitieux programmes de préparation, auxquels adhèrent les joueurs. Galvanisés par les enjeux patriotiques et par des supporteurs qui se déplacent en masse, ceux-ci parviennent parfois à déjouer les pronostics et à inverser les rapports de force.

Plus fragiles qu’elles n’y paraissent, les « grandes » sélections sont exposées à des accidents industriels, sans même évoquer la malédiction du tenant du titre – aucun n’étant parvenu à le conserver depuis le Brésil en 1958-1962, à l’instar de l’Italie en 2010, de l’Espagne en 2014 et de l’Allemagne en 2018, éliminées en phase de groupe.

L’ego des stars, qui poursuivent leurs propres objectifs statistiques et tendent à cannibaliser l’attention, quand ce n’est pas le jeu, compromet l’indispensable esprit de groupe. Tel Cristiano Ronaldo, dont les états d’âme agacent ses coéquipiers portugais.

Cette Coupe du monde automnale ajoute de nouvelles inconnues à l’équation. Insérée au forceps dans un calendrier surchargé, elle réduit quasiment à néant la préparation physique et tactique des équipes, ne laissant qu’une semaine entre la fin des compétitions de clubs et le début du tournoi, contre quatre à cinq habituellement.

Il vous reste 42.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici