“C’est le match idéal pour Rafael Nadal”, estime Patrick Mouratoglou avant la finale de l’Espagnol face à Casper Ruud

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Entrer un peu plus dans l’histoire. Rafael Nadal peut remporter, dimanche 5 juin, son 22e Grand Chelem, un 14e à Roland-Garros. Opposé à Casper Ruud, finaliste surprise et huitième joueur mondial, l’Espagnol affrontera un novice à ce stade de la compétition. A 23 ans, le Norvégien découvrira, sur le court Philippe-Chatrier, les honneurs d’une finale en Majeur. “Le match, sur le papier, est très déséquilibré”, commente Patrick Mouratoglou, consultant France Télévisions et entraîneur de Simona Halep et Serena Williams. 

“Nadal a le match idéal, car il affronte un joueur qui joue le même tennis que lui mais qui, évidemment, est beaucoup moins fort que lui à ce jeu-là”, souligne l’ancien coach de Stefanos Tsitsipas. “Ruud a un gros point faible qui est le revers. C’est parfait pour Nadal, avec son jeu de gaucher, qui a l’habitude d’enfermer ses adversaires côté revers mieux que personne”, ajoute-t-il.

Ce match constitue aussi un duel entre deux spécialistes de terre battue, même si le palmarès du Norvégien paraît bien maigre à côté de celui du “Taureau de Manacor”. Ses huit titres en ATP 250 (quatrième classe de tournoi), tous gagnés sur la surface ocre, ne pèsent pas bien lourd face aux 62 trophées sur terre battue (sur 91 au total) de Rafael Nadal.

Les deux joueurs ont vécu des parcours bien différents ces deux dernières semaines avant de se retrouver en finale. Le maître des lieux a dû éliminer Félix Auger-Aliassime (n°9 mondial), Novak Djokovic (n°1 et tenant du titre) et Alexander Zverev (n°3), au terme de matchs particulièrement intenses. “Il a eu un tableau d’une difficulté énorme, c’est un exploit de le voir en finale”, réagit Patrick Mouratoglou.

“C’était très dur de l’imaginer en finale parce que sa préparation a été tronquée en raison de blessures, puis il était difficile de faire pire comme partie de tableau.”

Patrick Mouratoglou, entraîneur

à franceinfo: sport

A l’inverse, Casper Ruud n’a pas rencontré un seul joueur du top 10 pour arriver en finale, profitant notamment des éliminations précoces de Stefanos Tsitsipas et de Daniil Medvedev. Son adversaire le mieux classé dans cette édition, avant la finale, a été le Polonais Hubert Hurkacz (n°13 à l’ATP). 

Passé entre les gouttes, le natif d’Oslo pourrait profiter de cet avantage tant le Majorquin semble avoir puisé dans ses ressources. “On a l’impression qu’il arrive en finale fatigué, après beaucoup de matchs éprouvants à la fois physiquement et mentalement. Il a vécu la demi-finale contre Zverev comme un calvaire parce qu’il a été dominé tout le match et malmené. Il était dans la souffrance et le combat”, analyse Patrick Mouratoglou.

Casper Ruud devra donc tout faire pour épuiser son adversaire qui ne s’est incliné que trois fois à Roland-Garros, mais jamais en finale. “Il va falloir qu’il ait une vraie stratégie s’il veut battre Rafa parce qu’il ne peut pas compter que sur ses qualités. Je trouve que Zverev a ouvert des portes avec un déplacement exceptionnel, une grosse défense. Il va devoir rentrer sur le court avec une vision et une stratégie très claires et les exécuter à la perfection”, prévient Mouratoglou.

Mais le vrai rival de Nadal ne sera peut-être pas de l’autre côté du filet. Gêné par une maladie rare au pied depuis des mois, Rafael Nadal possède dans sa chaussure une grande menace pour l’empêcher d’ajouter une nouvelle ligne brillante à son palmarès. 

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