Alberto Contador : “Nous allons voir si Tadej Pogacar a un vrai rival” lors de la 11e étape, qui s’achève par le Granon

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C’était un amuse-bouche. Le genre difficile à digérer pour ceux qui n’aiment pas le dénivelé, certes. Mardi en direction de Megève, il n’était pas question de lutte pour le sacre. “Nous savions que cette étape serait trop facile pour tenter quoi que ce soit concernant le classement général“¸ synthétise Grischa Niermann, directeur sportif de la Jumbo-Visma. Mais mercredi, changement de décor. L’arrivée au sommet du Col du Granon est un moment charnière, très attendu par notre consultant, Alberto Contador.

Je pense que cette 11e étape est plus importante encore que celle de jeudi, avec la fameuse arrivée au sommet de l’Alpe d’Huez, considère El Pistolero. C’est là que la course peut se jouer, tout peut changer.” Selon lui, on va savoir, enfin, si le Tour de France 2022 est voué à nous tenir en haleine jusqu’à son épilogue, le 24 juillet. Ou pas. “Nous allons voir si Pogacar a un vrai rival“, résume l’ancien coureur espagnol de 39 ans, alors que Tadej Pogacar va vivre un cinquième jour en jaune sur ce Tour mercredi.

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11,3 km à 9,2%

Contador ne cite pas Jonas Vingegaard, mais outre son statut de menace la plus proche du double tenant du titre parmi les favoris (3e à 39 secondes), le coureur de la Jumbo-Visma a pour lui le souvenir de la précédente Grande Boucle. L’an passé, il avait décramponné “Pogi” dans les derniers hectomètres du Ventoux. Le Tour semblait déjà joué, en faveur du Slovène, mais cet instant où il avait baissé la tête face à l’accélération du Danois est un espoir auquel les amateurs de suspense s’accrochent.

Pogacar semble supérieur à Vingegaard partout… sauf peut-être en très haute altitude, sur des montées longues et abruptes. C’est précisément le menu du jour. La victoire sera décernée à 2413 mètres d’altitude, à l’issue d’une ascension de 11,3 km à 9,2% de pente moyenne. Le Granon ne jouit pas du moindre prestige auprès du grand public, mais il est difficile de rivaliser avec sa difficulté. “Il est extrêmement dur“, d’après notre expert, pourtant pas vraiment allergique aux routes escarpées.

Le profil de la 11e étape : Duel en (très) haute altitude

“Un dernier col long et brutal”, salive Pogacar

C’est une montée très difficile, l’une des plus difficiles que j’aie vues“, abonde Vingegaard, pendant que Pogacar a “hâte d’y être” et parle d’une “belle étape, avec un dernier col long et brutal”. D’autant plus brutal, qu’avant même de gravir ce géant oublié, les coureurs vont devoir affronter l’enchaînement Télégraphe-Galibier. C’est le premier grand rendez-vous en montagne. “La vitesse à laquelle les ascensions précédentes seront escaladées peut rendre le Granon encore plus compliqué“, note Contador.

Le lauréat des éditions 2007 et 2009 de l’épreuve glisse, en guise de conclusion : “Des équipes comme Jumbo-Visma vont peut-être envoyer des coureurs à l’avant, Primoz Roglic par exemple, et ainsi mettre Pogacar sous pression.” Toujours sans nommer Vingegaard. Mais le message est assez clair. Le chantier de mercredi va probablement nous en apprendre plus sur le duel entre le vainqueur du Tour 2021 et son dauphin. Si tant est que duel il y ait.

Le profil du col du Granon : 11,3 km à 9,2% et un enfer continu en très haute altitude

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