Avec notre correspondante à Juba, Florence Miettaux
« L’ère des hostilités renouvelées entre les Forces armées sud-soudanaises et les rebelles du SPLM-IO est terminée ». Voilà ce qu’a déclaré via son porte-parole, le général Santino Deng Wol, dès sa prise de fonction ce jeudi. Un message accompagné d’une image où on le voit dans son bureau, serrant la main d’un général issu du SPLM-IO n’ayant pas repris les armes contre le gouvernement.
L’objectif est clair : tenter de démontrer que l’accord de paix n’est pas mort, et que la création d’une armée unifiée composée des deux factions, est toujours possible. Le Haut-Nil et le nord du Jonglei sont toujours en proie à des affrontements entre les forces armées loyales au président Salva Kiir et celles du SPLM-IO, le mouvement du vice-président Riek Machar, suspendu de ses fonctions et assigné à résidence à Juba.
Déjà chef de l’armée sud-soudanaise
Chef de l’armée de 2021 à fin 2024, Santino Deng Wol avait accepté de déployer les « Forces unifiées nécessaires » à Nasir, dans le Haut-Nil, avant d’être démis de ses fonctions. Son successeur avait stoppé net ce déploiement, provoquant un embrasement aujourd’hui hors de contrôle.
Pal Mai Deng, le porte-parole du SPLM-IO, qui est lui-même en exil, a réagi à cette annonce d’un cessez-le-feu, parlant sur son compte facebook de « signe que le Soudan du Sud peut revenir au dialogue et à une paix durable ». Il a toutefois conditionné toute cessation des hostilités à la libération immédiate et inconditionnelle de Riek Machar et des autres leaders du SPLM-IO emprisonnés à Juba.
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