jeudi, avril 2

  • Selon Arthur Dénouveaux, ancien président de l’association de victimes « Life for Paris », 440.000 euros vont être remis à « Sonia ».
  • Cette femme, dont la réelle identité reste inconnue, a vu sa vie basculer après qu’elle a dénoncé Abdelhamid Abaaoud, le chef des commandos jihadistes des attentats de novembre 2015.
  • Le 29 mars, elle racontait son quotidien dans Sept à Huit, au micro d’Audrey Crespo-Mara.

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Attentats du 13-Novembre : 10 ans après, la France se souvient

« Sonia » va recevoir environ 440.000 euros d’une cagnotte ouverte en décembre pour « aider » cette « héroïne oubliée du 13-Novembre », indique ce mercredi 1er avril Arthur Dénouveaux, ancien président de l’association de victimes « Life for Paris », confirmant une information de la radio ICI. Cet élan de générosité du public pour cette femme dont la vie a basculé après avoir dénoncé Abdelhamid Abaaoud, le chef des commandos jihadistes des attentats de novembre 2015, suscite un « énorme bonheur », confie M. Dénouveaux, à l’origine de cette initiative. 

Il assure à l’AFP avoir transféré à l’État, il y a une dizaine de jours, environ 440.000 euros. Lundi, au lendemain de la diffusion dans Sept à Huit de son entretien avec Audrey Crespo-Mara sur TF1, l’État lui a répondu que l’argent arriverait « d’ici 48 heures » à destination de « Sonia ». La somme « a dû transiter, pour assurer la sécurité de ‘Sonia’ et l’intraçabilité des fonds et surtout qu’on ne puisse pas révéler sa nouvelle identité », précise Arthur Dénouveaux. 

« La cagnotte n’est pas close », rappelle Arthur Dénouveaux, évoquant de nombreux dons mensuels. Mercredi après-midi, elle cumulait ainsi plus de 470.000 euros et quelque 12.000 donateurs. M. Dénouveaux souhaite la laisser ouverte au moins jusqu’au 13 novembre 2026, lorsque « l’histoire de ‘Sonia’ va regagner en visibilité ». Le succès de cette initiative, la « touche » et lui redonne « le goût à la vie et l’impression d’exister », espérait-elle sur TF1. 

Le public n’a jamais vu le visage de « Sonia », ne connaît ni son vrai nom, ni sa nouvelle identité. Depuis plus de dix ans, elle vit comme témoin protégé, un statut créé pour elle. 

La vie de cette femme et de sa famille bascule en novembre 2015, au surlendemain des attentats qui ont fait 132 morts à Paris et Saint-Denis. « Sonia » croise alors la route du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, figure du jihadisme censée être en Syrie et terrée dans un buisson à Aubervilliers, le long de l’autoroute A86. Le lendemain, malgré les menaces, elle contacte les autorités. Quelques jours après son témoignage, Abaaoud est tué avec deux complices lors d’un assaut à Saint-Denis avant une nouvelle vague d’attentats prévue, selon elle, dans le quartier d’affaires de la Défense, près de Paris.

La rédaction de TF1info avec AFP

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