- Un militaire français est mort en Irak, tué par une milice pro-Iran dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars.
- Quelle réaction adopter après cette attaque ?
- « Ces groupes armés sont très difficiles à détruire », prévient le colonel Peer de Jong, consultant défense et géopolitique LCI.
Un militaire français a été tué « lors d’une attaque »
d’une milice pro-Iran dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars. Cette offensive a fait six autres blessés, alors que ces soldats étaient « engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens »
, détaille l’état-major français des Armées dans un communiqué.
Si Emmanuel Macron a dénoncé cette attaque sur X, une question se pose désormais : comment vont réagir les forces françaises ? Le colonel Peer de Jong, consultant défense et géopolitique LCI, présente plusieurs solutions. Celle de l’évacuation, « la pire »
. Mais également « ce qu’on appelle le desserrement. En fait, on reste dans la zone, mais on change d’endroit, on trouve un lieu plus sécurisé
. Il est également possible de renforcer avec d’autres moyens, français par exemple, ou avec nos alliés, parce que c’est une base extrêmement importante. Il y a beaucoup de monde autour. »
Le consultant militaire rappelle en revanche « qu’on a très peu d’informations sur ce groupe »
armé. « C’est compliqué d’attaquer une structure inconnue et mal positionnée »
, poursuit-il. « Et ce qui est à craindre, c’est que dans cette région du monde, depuis la guerre en Irak, et surtout depuis 2014, une forme de guerre civile a fait qu’il y a eu une multiplication de ces groupes armés. »




