Il aura fallu attendre près de soixante-dix ans pour que les meilleurs clubs féminins de football de la planète aient, eux aussi, l’occasion de se jauger en compétition officielle. Soixante-six ans, précisément, se sont écoulés depuis le sacre du Real Madrid aux dépens des Uruguayens de Penarol, en Coupe intercontinentale. Si celle-ci opposait alors le vainqueur de la Ligue des champions européenne à celui de la Copa Libertadores sud-américaine, la Fédération internationale (FIFA) a décidé, en 2017, de reconnaître à ses lauréats le statut de « clubs champions du monde ».
Ce n’est pas le titre officiel que se disputent, dimanche 1er février, à l’Emirates Stadium de Londres, les Anglaises d’Arsenal et les Brésiliennes du SC Corinthians, la FIFA préférant l’appellation de « champion continental interclubs ». Mais cela y ressemble quand même beaucoup, alors que la compétition a réuni le gotha des six confédérations de football.
Les Gunners, championnes d’Europe, ont acquis leur place en finale en battant leurs homologues africaines, les Marocaines de l’Association sportive des Forces armées royales (AS FAR), formation sise à Rabat. Les Paulistes des Corinthians, victorieuses de la Copa Libertadores, ont, pour leur part, éliminé les Américaines du Gotham FC, club du New Jersey champion de la Concacaf (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes). Les deux premiers tours de qualification, en octobre et décembre 2025, avaient été fatals aux Néo-Zélandaises d’Auckland United (Océanie) et aux Chinoises de Wuhan Jiangda (Asie).
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