mardi, mai 12

  • La fondation VINCI Autoroutes a dévoilé ce mardi son 16ᵉ baromètre de la conduite responsable.
  • Les comportements sur la route restent problématiques en matière notamment d’excès de vitesse, de distance de sécurité ou de fatigue au volant.
  • Près de 88% des Français révèlent dépasser les limitations de vitesse.

Roulez tout doux et soyez vigilants en cette veille de long week-end d’Ascension. Ce sont les principaux enseignements à tirer du 16ᵉ baromètre de la conduite responsable* de la fondation VINCI Autoroutes rendu public mardi 12 mai. Cette vaste étude dresse un état des lieux des comportements adoptés au volant en Europe. Loin d’être exhaustif, il permet toutefois de « suivre l’évolution des conduites à risque et des bonnes pratiques pour contribuer notamment à mieux orienter les messages de prévention »

L’un des constats majeurs concerne les limitations de vitesse. Près de 88% des conducteurs français affirment les dépasser de quelques kilomètres/heure, tandis que 36% que d’entre eux « le font car la limitation en vigueur leur semble inadaptée » et 12% soutiennent qu’ils se sentent maîtres de leur véhicule. L’excès de vitesse demeure pourtant la première cause de mortalité au volant. Au point qu’en cas de dépassement de vitesse d’au moins 50 kilomètres/heure au-dessus de la limite, il n’est plus question de contravention mais de délit. 

Écart générationnel

D’autant que 66% des interrogés déclarent ne pas respecter les distances de sécurité, proportion sensiblement similaire pour les automobilistes passant des appels au volant (62%). Il existe toutefois un écart générationnel. « Les jeunes conducteurs de 16 à 24 ans sont largement surreprésentés dans les comportements à risque car 49% envoient et ou lisent des SMS ou des mails (contre 29% des conducteurs en général) », souligne l’étude. Sans compter que la mortalité chez les jeunes de 18 à 24 ans y est surreprésentée, avec 30%. 

Fatigue et somnolence figurent également parmi les conduites dangereuses, en particulier en France. Tandis que 28% des conducteurs européens avouent avoir « déjà eu l’impression de s’assoupir au volant », ils sont 44% parmi les Français à se retrouver dans cette situation. 

Et les noms d’oiseaux, parfois responsables d’autres comportements à risque ? Si un Français sur quatre s’estime « courtois » en voiture, 62% d’entre eux « admettent injurier » d’autres automobilistes. De quoi provoquer des situations dommageables. 

Méthodologie : étude réalisée du 11 février au 17 mars 2026 par l’institut de sondage Ipsos BVA auprès de 12.100 personnes dans 11 pays européens, dont 3.600 Français. 

Malika CHEKLAL

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