- Pour éviter la propagation des incendies, le débroussaillement est obligatoire dans les zones à risque, pour les particuliers comme les municipalités.
- Pourtant, ces règles ne sont pas toujours respectées, avec parfois des conséquences dramatiques.
- Regardez ce reportage du JT de TF1 dans le Var et en Loire-Atlantique.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Tous les pompiers vous le diront : dans une lutte contre un incendie, chaque arbre élagué, chaque broussaille retirée peut tout changer. Dans le reportage visible en tête de cet article, tourné aux Arcs (Var) et diffusé ce lundi 20 juillet dans le 20H de TF1, la différence entre la partie délaissée, autour d’un terrain, et celle entretenue par le propriétaire, saute aux yeux après le passage des flammes. « On a pu sauver cette habitation grâce au débroussaillement. On est sur un sol qui a été entretenu. Donc tout ce qui peut prendre feu au sol a été retiré. Il ne reste que des arbres qui sont assez espacés et qui ne se touchent pas. Tandis qu’autour, on est sur une végétation plus dense, non entretenue, et qui a brûlé »
, pointe le lieutenant Franck, chef du groupe d’intervention Feu de forêt Var. Afin d’éviter la propagation, le débroussaillement est obligatoire dans les zones à risque, pour les particuliers et les municipalités.
Dans cette commune, en partie dévastée par des incendies récents, l’obligation est d’au moins 50 mètres autour de chaque construction, y compris si la végétation s’étend jusque sur le terrain d’un voisin, sous peine d’écoper de 1.500 euros d’amende en cas de non-respect. Mais les distances minimales à entretenir et le montant des amendes varient d’un territoire à un autre, ainsi qu’en fonction du niveau de risque. Ainsi, à titre d’exemple et de comparaison, à Saint-Clément-de-Rivière (Hérault), le périmètre à débroussailler a été fixé à trois mètres autour de chaque maison, comme l’indiquait un précédent reportage du JT de TF1, en date du 18 mai 2025. Du reste, pour connaître le détail de ces obligations légales, en temps réel, région par région, le site gouvernemental service-public en publie une carte très précise, interactive et régulièrement mise à jour, à consulter ici (nouvelle fenêtre).
Josiane, une habitante des Arcs, ne décolère pas contre le mauvais débroussaillement de son voisin, après que des flammes ont ravagé son jardin : « S’il avait fait l’entretien, tout ça, ça n’aurait pas flambé ! Même les pompiers l’ont dit ! Il faut que je me calme là… »
La plupart des riverains interrogés par TF1 assurent s’y employer, mais selon Marcel Florent, maire de cette commune couverte de cyprès, arbres très résineux, donc inflammables, le compte n’y est pas. « C’est beau d’avoir des cyprès près de sa maison, mais regardez là, aujourd’hui, ils font 20 mètres. Et c’est en cela qu’il faudrait que nous, maires, on puisse avoir un peu plus les mains libres pour aller chez les gens et leur dire de couper des arbres »
, plaide l’édile, pompier durant quarante ans.
Si, dans le Sud, riverains et autorités sont habitués à ces règles, plus au nord de la France, vers Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), une habitante a cru perdre sa maison ce dimanche 19 juillet à cause de la parcelle voisine. « Ce terrain-là, on ne sait pas tellement à qui il appartient. Ce n’est ni nettoyé, ni entretenu. J’ai été porté plainte ce (lundi 20 juillet) matin à la gendarmerie. J’ai porté plainte contre la mairie parce que nous, on leur a demandé de nettoyer. Je les ai appelés à l’automne et au printemps »
, tempête-t-elle, n’ignorant pas que le débroussaillement doit se faire sans attendre la saison chaude, parce que l’opération elle-même a souvent été à l’origine d’incendies. De son coté, la municipalité assure, là encore, relancer chaque année les propriétaires négligents, sans toutefois disposer d’aucun levier d’action concret pour les contraindre.




