Une faveur en temps de crise. Cinq jours après le séisme de magnitude 7,4 qui a dévasté la Colombie, le président Abelardo de la Espriella a indiqué, samedi 15 août, sur son compte X, avoir plaidé la cause de son pays auprès de son homologue états-unien Donald Trump.
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« Je lui ai demandé d’envisager la suspension temporaire des droits de douane élevés qui touchent les produits colombiens afin de soulager nos entrepreneurs qui traversent une période très difficile en raison des effets du séisme », a expliqué le nouveau chef d’État colombien. Le leader d’extrême droite, tout juste investi, a également salué une conversation « amicale et cordiale », ajoutant que le locataire de la Maison Blanche s’était montré « suprêmement chaleureux ».
Augmentation des tarifs douaniers
Outil privilégié par Donald Trump dans l’arsenal économique à sa disposition, les droits de douane imposés aux produits colombiens sont passés de 10% à 12,5% le 24 juillet 2026. Seuls certains produits, comme le café ou le pétrole, ont échappé au couperet tarifaire. La demande d’Abelardo de la Espriella intervient alors que la gestion de la crise, malgré la mise en place de l’état d’urgence, s’avère particulièrement ardue et critiquée face à l’étendue des dégâts.
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La secousse du lundi 10 août a dévasté les villes colombiennes de l’ouest, Cali et Pereira. Le bilan humain s’élève actuellement à près de 300 morts, au moins 320 disparus et près de 4 000 blessés. Des communautés indigènes ont également été sévèrement touchées par le désastre.
Le président a déclaré qu’il avait échangé une dizaine de minutes avec son homologue états-unien qui a présenté ses condoléances pour les décès causés par le tremblement de terre. « Je lui ai dit que nous avions un immense défi devant nous : reconstruire la Colombie au milieu de la situation économique extrêmement difficile et apocalyptique dont j’ai hérité », a-t-il précisé dans son post.
Rallié à Trump
Donald Trump avait apporté son soutien au candidat d’extrême droite, un avocat millionnaire, lors de sa campagne présidentielle.
Depuis son entrée en fonction, le dirigeant colombien, qui a succédé au président de gauche Gustavo Petro, a rejoint le Bouclier des Amériques, une alliance anticartels dirigée par Donald Trump et composée de gouvernements pro-américains à travers l’Amérique latine, dont l’Argentine, l’Équateur et le Salvador.
Les États membres échangent des informations et coordonnent leurs appareils judiciaires et leurs forces de sécurité afin de lutter contre la criminalité transnationale. Abelardo de la Espriella prévoit de forger une alliance militaire avec les États-Unis et Israël pour renforcer sa guerre contre les guérillas. Celui-ci a d’ailleurs remercié le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, pour l’aide apportée par Tel-Aviv après le séisme.
De son côté, l’opposition de gauche accuse le nouveau président d’accepter exclusivement de l’aide de ses alliés idéologiques, ce dont l’intéressé se défend. Après la tragédie du séisme, la Colombie a reçu une aide humanitaire de plusieurs pays du monde, comme le Mexique, l’Espagne ou l’Allemagne. Cependant, jusqu’à présent, il n’a accepté que les équipes de secours des gouvernements de droite des États-Unis, du Salvador, de l’Équateur et d’Israël, selon l’organisme national de gestion des risques. Une gestion de l’aide internationale qui, malgré les démentis du camp présidentiel, fait enfler la polémique.
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